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Auto-entreprendre : l'encre coule sur le nouveau statut...

Le nouveau statut d'auto-entrepreneur fait couler beaucoup d'encre. Notre blog qui référence chaque jour les articles de presse qui touchent de près ou de loin ce nouveau statut est tenté d'exploser, tant les critiques, les remarques, les joies et les soulagements se cristalisent autour de cette "innovation".
Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat chargé de cette mise en oeuvre, ne trouve pas le temps long assurément, à défendre son bébé contre becs et ongles des gens de gauche, du centre, des CCi, des syndicats, des typosquatteurs, des confédérations, des lésés, des professions libérales...
Mais le rempart semble tenir bon, malgré la pression exercée, et les candidats à la création d'entreprise heureux de pouvoir se lancer, enfin, sur la voie royale de l'indépendance, assurés qu'ils sont de devenirs patrons en trois clics et riches en cinq.
Encore qu'il faille revenir là aussi à la raison, et tenter de donner une opinion réaliste de l'auto-entreprise telle qu'elle se profile au cours de ces trois premiers mois et demi. On a beaucoup parlé du nombre d'inscrits, de leur répartition géographique ou de leur segmentation démographique, mais l'on oublie de dire qu'ils ne gagnent pas bien leur vie. Ou tout au moins que ceux qui la gagnaient bien avant continuent de le faire, à condition que la crise n'ait pas sabré d'un grand coup leurs espoirs et leurs efforts en les privant de l'inévitable carnet de commande.
Mais il semble que la situation en soit tout autre pour les intrépides et courageux auto-entrepreneurs qui viennent de claquer, forcés ou pas, la porte de leur entreprise ou de leur faculté pour se lancer. Si la presse et les médias donnent parfois une chance à quelques heureux élus couverts de gloire au JT de 13h00, la majeure parties d'entre eux galère. Et oui, il faut le reconnaître : que votre savoir-faire soit irréprochable, que votre capacité à travailler dur et à vous lever tôt pour promouvoir vos produits soit indéniable, vous n'arrivez pas facilement à vous vendre, vous ne trouvez pas la mission qui convient, vous êtes tentés de vous inscrire dans 50 annuaires, qui tous vous promettent monts et merveille, vous batiffolez sur le web en quête de la dernière offre d'emploi, vous payez de la pub sur Google, vous résautez sur Viadéo, vous êtes perdus, vous vous découragez... Bref, l'auto-entrepreneur, c'est pas facile.
Il semble néanmoins que dans cette débauche d'énergie et de recherche d'idées, vous finissiez par comprendre que la clé du succès réside dans la structure qui vous accompagne. Oubliée, l'Union des auto-entrepreneurs et son site version Béta(s) qui ne décolle pas, oubliés, les annuaires sur lesquels vous êtes inscrits et qui ne vous recontactent jamais, d'ailleurs, votre profil n'apparait pas sur Google. Oubliée, la campagne pub sans but ni objectif, vous dépensez déjà ce que vous allez gagner.
La fédération des auto-entrepreneurs regarde avec amusement ce lancement ubuesque d'un statut annoncé depuis si longtemps et qui déclenche tant de diatribes. Parce qu'ils sont jeunes et s'amusent de tout, les fondateurs de la fédération peuvent se permettre de rire, mais le futur auto-entrepreneur lui même qui découvre un beau matin de février qu'il ne peut être candidat à ce statut ne rit pas. Et on le comprend. Préparer à grand renfort de communiqués de presse, de rapport Untel et de lois votées en assemblée pour se rendre compte, le jour J, que les professions libérales sont exclues, que les aides ne sont pas accessibles, que les structures ne sont pas formées, que les prefectures ne veulent pas déclarer ce que le CFE accepte...
Et c'est finalement ce qui a motivé cette structure à se mobiliser. Non comme une organisation politique qui voudrait se battre pour défendre les auto-entrepreneurs, qui n'ont pas besoin de syndicat. Mais comme une plateforme d'aide et de conseil, de soutien technique, commercial, publicitaire et financier aux auto-entrepreneurs. Comme l'union fait la force et que le savoir-faire des uns profite au savoir-être des autres, ils ont la conviction que seuls les auto-entrepreneurs accompagnés, soutenus, en réseau, sauront sortir du lot, et réussir.
A suivre...

A propos de l'auteur

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FEDAE

La Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE) est une organisation professionnelle française représentant les auto-entrepreneurs. Association Loi 1901 créée en 2009, elle a pour vocation de promouvoir l’entrepreneuriat et d’accompagner les créateurs d’entreprises individuelles dans la mise en œuvre de leurs projets. Dédiée, depuis l’origine, à l’auto-entrepreneur, elle s’adresse particulièrement aux porteurs de projets et dirigeants de micro-entreprises. Son objectif est d’organiser une communauté d’entrepreneurs afin de mutualiser les ressources et de favoriser les contacts et les relations d’affaires.
 
Bénéficiant d’une représentativité nationale (clubs départementaux, ambassadeurs et experts animent le territoire), elle compte  aujourd’hui  plus de 33 000 membres (créateurs d’entreprise, prestataires de services, experts et partenaires) et affiche un objectif de 80 000 membres d’ici décembre 2012. L’ambition de la Fédération des auto-entrepreneurs est de devenir le réseau social d’entrepreneurs individuels de référence en France.
 
Elle mène de nombreuses actions d’information et de formation des auto-entrepreneurs, anime un site Web, des réseaux sociaux, une assistance juridique en ligne, des salons et forums professionnels ainsi que des cycles de conférence. Sas actions de défense du régime de l'auto-entrepreneur se sont fait connaître lors de la proposition de réduire le régime à 3 ans (avril 2010) et lors de la mise en place de la CFE pour les auto-entrepreneurs. Elle produit enfin un fond documentaire riche, à base de bilans chiffrés et d’études sur le régime et son évolution (rapports avec les banques, les assureurs, évolution du chiffre d'affaire, radiation des non déclarant, mise en place de contrôles...).
 
La Fédération a également pour objectif de sensibiliser un large public à l’entrepreneuriat ; les jeunes, les étudiants, les femmes, les seniors, les personnes issues de quartiers sensibles, les personnes handicapées afin que chacun puisse passer de l’idée à la mise en œuvre d’un projet.
 

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