« Critiquer, c'est se mettre dans la peau de l'autre et essayer de comprendre ce qu'il a voulu faire ». Henri Cartier-Bresson
Monsieur Jean-Michel REY-ROBERT nous faisait l’honneur de publier un article sur le site
CAWA (le blog d'AdmiNet). Cet article, volontairement provocateur et destructeur dans sa façon de voir, méritait une réponse, courte mais indispensable, de la Fédération des Auto-Entrepreneurs.
Non pas que nous nous sentions attaqués ou touchés par des propos légers et souvent mal exprimés (sans parler des fautes d’orthographe qui sont devenues le sport national des bloggeurs de CAWA en particulier).
Mais parce qu’il est important, pour le lecteur, de rétablir l’exacte vérité.
Et enfin parce qu’aucun autre acteur ne le fait, alors qu’il semble important, quand on est missionné par le gouvernement, de faire comprendre notre mission…
Les fausses affirmations sont donc nombreuses, et nous voulons les corriger :
1. Monsieur Jean-Michel REY-ROBERT devrait mieux se renseigner sur les url, et leur appartenance, car
http://www.autoentrepreneur.tv n’appartient pas au gouvernement. Il suffit de se rendre sur le site pour s’en rendre compte.
3. La Fédération des Auto-Entrepreneurs n’est pas un parasitage payant et le fondateur, Grégoire Leclercq, n’est pas un créateur de « business plan trompe couillon » (on remerciera l’auteur pour sa délicatesse et la bonne tenue de son langage) : toutes les informations présentes sur le site sont gratuites, la structure est une association bénévole construite sur un modèle de gratuité complet, le fondateur a réellement fondé le site et l’association, dans le respect des règles légales et éthiques. Les chambres d’auto-entrepreneur rattachées à la structure sont des associations locales animées par des bénévoles autour de l’auto-entrepreneur.
4. Le fait d’être fondateur n’est pas une auto-proclamation, c’est un fait. Quand quelqu’un crée quelque chose, on peut lui reprocher de l’avoir créé, mais on ne peut lui en enlever la paternité de son œuvre. Ou alors, il faut revoir les fondements de la propriété intellectuelle et retirer à Michel-Ange le fait d’avoir sculpté la Pieta.
5. Il paraît très important pour l’auteur de signaler les dérives possibles de ce modèle sans comprendre réellement quel intérêt ces structures ont pour les créateurs. Or l’Union des Auto-Entrepreneurs avec sa mission politique, l’ADIE avec sa mission de financement, l’APCE avec sa mission d’information, la Fédération avec sa mission de regroupement et de labellisation, les boutiques de gestion à leur niveau, tous remplissent des missions qui visent à accompagner le créateur, relancer la création d’entreprise durable et solide, intéresser les français à l’économie et à l’entrepreneuriat…
Si le but est de donc de brouiller les cartes pour perdre le lecteur dans un débat stérile : Bravo, c’est réussi ! Mais si, sans pour autant sortir de Saint-Cyr (l’auteur n’a pas cherché bien loin l’évocation), l’auteur pouvait enrichir le débat et construire une thèse sensée autour de l’auto-entrepreneur, la façon de le défendre et de l’aider, les moyens de le former et de le professionnaliser, alors l’article est loin du compte. Car en bon gestionnaire d’un site Web dédié à la création et au management, Monsieur REY-ROBERT aurait de précieux conseils à donner aux nouveaux émules de la création d’entreprise. Plus utile, non ?
« La critique est la puissance des impuissants ». Alphonse de Lamartine