Mesdames et Messieurs les présidents, Mesdames et Messieurs les directeurs, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les auto-entrepreneurs, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs.
Monsieur Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation devait se joindre à nous ce soir. Il est malheureusement retenu pour des impératifs politiques et nous renouvèle son soutien.
Avant de poursuivre mon propos, je tiens tout d’abord à remercier les grands partenaires de cette soirée, en premier desquels Regus, qui nous accueille dans ce lieu, totalement adapté à l’ampleur de cet événement que vous savez important pour nous. Important pour trois raisons :
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Ce soir nous présenterons L’auto-entrepreneur pour les Nuls
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Ce soir nous remettrons les trophées du Grand Prix de l’auto-entrepreneur
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Ce soir, la Fédération des auto-entrepreneurs est parrainée par son nouveau ministre de tutelle
C’est donc avec beaucoup d’émotion et de joie que je vous remercie tous de votre présence ici, au cœur de la Défense, pour fêter cet événement.
Mais revenons un instant sur l’histoire
Il y a quasiment deux ans jour pour jour, Hervé Novelli, alors Secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation, annonçait, dans le cadre des journées de l’entrepreneur, le lancement imminent du régime de l’auto-entrepreneur. Deux ans plus tard, c’est plus de 670.000 français qui se sont lancés dans l’aventure entrepreneuriale ! Qui l’aurait cru ! Qui aurait pu penser que ce petit régime aurait un tel succès ?
Et pourtant, en apportant aux Français une réforme de plus, fiscale et sociale de surcroit, Hervé Novelli s’exposait, comme tant d’autres avant lui, à un risque majeur : celui de l’échec.
L’idée était brillante ; elle était simple ; brillamment simple ! Mais suffisamment novatrice et libérale pour déranger, dans leur vie paisible, quelques milliers d’acteurs jusqu’alors incontournables et incontournés du paysage économique français, et vous voyez de qui je veux parler !
Mais la crise était passée par là ! On pouvait accepter cette idée, qui redonnerait un peu d’espoir à tous ceux qui sont lâchés en bord de route par l’économie moderne, à ceux qui ne croient plus en rien de ce qui s’apparente à une vie professionnelle. En bref, un régime pour les perdants, les bricoleurs, et les fraudeurs qui font du black depuis trop longtemps.
On s’est trompé sur l’ampleur du dispositif ! On a cru que cette réforme peu coûteuse ne ferait qu’un petit bout de chemin. On a oublié de prévoir que ce serait une révolution ! Oui, une triple révolution :
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Technologique d’abord, puisqu’on permettait enfin aux français de créer leur entreprise sur Internet. Et il faut savoir que 40% d’entre les auto-entrepreneurs passent par le web pour créer leur structure.
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Fiscale et sociale ensuite, parce que pour la première fois en France, les entreprises sont imposées de façon forfaitaire, et de façon unifiée : toutes les charges sont prélevées en une seule fois, et le calcul est simple !
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Culturelle enfin, et c’est LA vraie révolution apportée par ce dispositif : tous, vous, moi, étudiants, retraités, salariés ou fonctionnaires, peuvent désormais créer une activité et facturer une prestation.
L’auto-entrepreneur est bien difficile à définir. C’est tantôt un homme de 40 ans, titulaire d’un bac+2, tantôt une femme de 34 ans, spécialisée dans le service à la personne, tantôt un consultant retraité, docteur en gestion, tantôt une étudiante en droit, qui enseigne le français en cours du soir... . Il est soit porteur d’un projet d’ampleur soit simple créateur d’activité. Il est tout ceci à la fois, et bien plus encore. Il est représentatif d’une richesse qu’on avait peu imaginée : à la fois plein d’idées, d’énergie, de talents et de savoir-faire !
Le concept « plug and play » comme il me plait de le décrire déroge à toutes les règles ! Il aura suffit d’un site Internet aux couleurs du nouveau régime, d’un aménagement fiscal et social qui rendra enfin compréhensible à tous le prélèvement des charges, d’une prise de risque amoindrie, d’un élargissement de la cible et d’un peu de communication bien orchestrée pour que les français réalisent soudain qu’ils ont envie d’entreprendre !
Et finalement, quand on regarde avec un peu de recul les résultats générés par l’auto-entrepreneur, on ne peut qu’être admiratif : 2.5 milliards d’euros générés d’ici la fin de l’année 2010, déjà 1 milliard en 2009, et vraisemblablement plus de 800 millions de rentrées pour l’Etat en deux ans !
Que reste t-il à faire ?
Face au succès du régime de l’auto-entreprise, des voix s’élevèrent ensuite, les mêmes d’ailleurs qui avait chanté ses louanges ! Il faut bien le dire, la liste est très longue des critiques et menaces contre le régime de l’autoentrepreneur. Après les éloges et les honneurs apportés à l’innovation, beaucoup s’empressent désormais d’en relativiser l’impact avec de plus ou moins bonnes raisons.
Concurrence déloyale dénoncée haut et fort par les artisans, déséquilibres financiers dans les caisses de sécurité sociale et de retraite, promotion du travail illégal, salariés contraints et forcés d’exercer en auto-entreprise, prestataires choisis comme auto-entrepreneurs plutôt que comme salariés, arnaques sur Internet visant directement l’auto-entrepreneur …
Alors me direz-vous, à qui la faute ?
Au caractère français traditionnellement critique et habituellement peu enclin à applaudir, même timidement, une réforme qui simplifie les procédures administratives ? À la trop large médiatisation qui a été faite de cette innovation sociale et fiscale, victime de son succès ? A la confusion entre simplification et déréglementation du travail et de l’emploi ? A la jalousie des uns et des autres, toujours prêts à confondre égalité et équité ?
Soyons sérieux ! Pour une fois qu’en France, une réforme reçoit dans l’instant, l’approbation directe d’une cible qu’on disait endormie, offrons lui une chance de s’en sortir.
L’avenir est-il plus calme pour ce régime ? Rien n’est moins sur ! Les chantiers restent ouverts et l’actualité le prouve : un amendement vient d’être déposé par 23 députés pour réduire à 18 mois d’activité au maximum le régime de l’auto-entrepreneur. On peut d’ailleurs se demander pourquoi 18 mois, ou pas 24, 36 ? La philosophie même de ce régime fiscal et social ne réside pas dans une durée d’exercice, mais bien dans une capacité à se lancer et à pérenniser l’activité.
Si l’on est en mesure, au bout d’un an d’activité, de changer de régime, c’est que l’objectif a été atteint et que le régime a rempli son rôle pédagogique de découverte de la gestion d’une entreprise.
Si le créateur doit mettre 3, 4 ou même 5 ans pour dépasser les seuils autorisés, et qu’il se contente de vivre avec (parce que d’autres revenus sont apportés dans le foyer par exemple), pourquoi le forcer à changer de régime et rendre de fait plus fragile encore sa petite entreprise par des charges disproportionnées à payer avec la difficulté comptable inutile que cela engendre ?
Il reste encore à mettre en œuvre des mesures d’ouverture pour les militaires en activité, l’élargissement des activités complémentaires autorisées aux fonctionnaires, la fin de la règle de calcul du prorata temporis, la suppression de la CFE pour les auto-entrepreneurs qui ne déclarent pas de chiffre d’affaires…
Il est important de concentrer désormais tous les efforts sur une vraie mise en valeur de l’autoentrepreneur et de ce régime.
Et c’est d’ailleurs tout l’objectif de cet ouvrage, que nous avons volontairement choisi d’éditer dans la collection bien connue Pour les Nuls.
Pourquoi Les Nuls ? Non pas parce que tous les auto-entrepreneurs sont nuls, bien évidemment ! Mais pour mieux montrer à quel point ce régime s’adresse à tous, experts ou pas. Cette collection, largement répandue et très connue, apporte ainsi à notre travail et au régime cette dimension globale, accessible et ludique qu’il lui manque encore. Apporter une aide efficace aux créateurs d’hier, d’aujourd’hui, et de demain, et avec le sourire : c’est tout un programme !
Il est même devenu urgent d’aller plus loin, en allant plus vite dans la diffusion d’une information fiable et en tous lieux. Il est aussi urgent d’aller plus vite dans la formation de ces milliers de créateurs qui ne sont pas tous aptes à gérer demain l’entreprise individuelle qu’ils ont en main. Il est enfin toujours urgent d’accompagner ces créateurs dans les démarches de développement, de leur proposer un suivi adapté de leur activité, de leur apporter des outils simples pour croître et grandir, à leur rythme.
Un an d’accompagnement et un ouvrage pour répondre aux besoins
C’est parce qu’il a fallu répondre à cette ébullition de besoins nouveaux, d’interactions et d’interrogations inédites, à cette multitude d’acteurs audacieux lancés dans des aventures souvent passionnantes que ce livre est né. Il a fallu rassembler les auto-entrepreneurs de France, il a fallu mettre en place ce « laboratoire d’idée et d’expériences » propre au régime, il a fallu comprendre le phénomène. Il a surtout fallu apporter une information, une formation, un accompagnement à ces créateurs.
Notre mission réside en quelques mots : « donner de l’information continue sur les échéances liées au régime, organiser des rencontres régulières d’auto-entrepreneurs, développer un portail Web de référence ». Nous continuerons de la relever avec ténacité, parce que les auto-entrepreneurs en ont besoin.
Demain, c’est une aide juridique améliorée, c’est l’animation et l’enrichissement du contenu informatif, c’est l’organisation d’événements nationaux, régionaux, locaux, c’est la participation aux travaux ministériels de réflexion sur l’accompagnement, la formation et le dispositif de bascule vers d’autres régimes. C’est notre participation au Comité Synergie Réseaux dont un certain nombre de membres sont présents ce soir, piloté par l’APCE dont son directeur nous fait l’honneur d’être présent aussi), c’est persévérer dans la communication et la prise de parole dans les médias pour expliquer, défendre, analyser ce nouveau régime.
Cet ouvrage, vous l’avez compris, c’est plus qu’un guide : un guide ne saurait suffire pour traiter d’un phénomène de société si important ! C’est plus qu’un concentré technique de solutions miracles et d’explications théoriques : c’est un véritable aboutissement :
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C’est le résumé de l’expérience d’accompagnement acquise en 18 mois
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C’est le résumé de la rencontre avec des centaines d’auto-entrepreneurs, partout en France, sur plus de 20 salons
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C’est la réponse aux besoins non encore traités
Un bon auto-entrepreneur a toujours de bons outils. Un auto-entrepreneur averti en vaut deux. A auto-entrepreneur nouveau, vie nouvelle. Notre langue s’est définitivement enrichie d’un nouveau nom commun, l’auto-entrepreneur. Et qui sait, ce dernier aura-il peut-être un jour son dicton ?
Mais du mythe, il faut passer à la réalité ! En effet, la fable de l’auto-entrepreneur circule, elle raconte qu’être auto-entrepreneur est simple comme bonjour, que tout un chacun peut devenir son propre patron et que c’est le remède inespéré à la crise économique que connaît notre pays. Dans ce livre, ni fable ni tragédie ne sont contées ; il ne traite que de la réalité, et de la réalité concrète. Son sujet : ce que vivent ou vont vivre les actuels et futurs auto-entrepreneurs.
Ce livre décrypte le régime de l’auto-entrepreneur, lève les interrogations à son sujet et en donne une vision complète et claire. En devenant auto-entrepreneur, des hommes et des femmes se donnent une nouvelle identité. Notre but ? Les aider dans la construction de cette identité et dans la réalisation de leur projet. Pour cela, la dynamique de ce livre est triple :
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Il fait toute la lumière sur les points de savoir technique directement liés au régime, avec comme postulat de départ, l’ignorance totale du lecteur.
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Il transmet aussi les compétences indispensables à la réussite des auto-entrepreneurs en matière de gestion, de marketing, de communication.
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Et il va plus loin encore, en proposant au lecteur de plonger concrètement avec lui dans l’aventure et de s’intéresser à sa dimension humaine. Nous avons ainsi scruté le quotidien avec des conseils pratiques et fonctionnels
Dans la peau d’un auto-entrepreneur pourrait être le sous-titre de ce livre. Son plan suit donc tout naturellement le parcours de celui ou celle qui est devenu(e) auto-entrepreneur ou qui voudrait le devenir : il part de ses motivations les plus profondes et les plus concrètes, appréhende point par point les différents aspects du régime, affûte les armes qui lui permettront de réussir, puis se consacre à son bien-être. Nous avons voulu organiser cet ouvrage en 5 grandes parties :
La première, intitulée Dessine-moi un auto-entrepreneur permet de faire connaissance avec les 320 000 auto-entrepreneurs déclarés en 2009 et avec les 300 000 attendus en 2010. Comprendre leurs motivations, découvrir leurs visages et explorer le champ des possibles qui s’ouvre à eux.
La seconde décrit les règles du jeu : légères, légères, tellement légères ! C’est là que sont décortiqués tous les mécanismes juridiques, fiscaux et sociaux du régime qui est scruté, observé et analysé sous toutes ses coutures. Une fois cette partie lue, toutes les connaissances floues sur le régime micro-fiscal ou micro-social tombent et font place à un savoir net et précis, bâti avec un vocabulaire explicité.
Vient ensuite l’art et la manière d’auto-entreprendre. Si les barrières à l’entrée de l’entreprenariat sont franchement abaissées avec le régime de l’auto-entrepreneur, il n’en demeure pas moins qu’entreprendre et être son propre patron requièrent un savoir et des compétences. C’est dans cette partie que sont données les clés de la réussite, c’est ici que les aventuriers viennent se restaurer pour faire repartir la machine ou la faire décoller.
Dans la quatrième partie, nous expliquons qu’être libre comme l’air par rapport au régime de l’auto-entrepreneur, c’est se faire sa propre opinion dans la tempête de polémiques et la multiplicité des discours sur le régime. C’est pouvoir regarder les choses telles qu’elles sont, dénoncer les dérives et saluer les avancées, sans faire du régime le remède miracle à tous les maux, sans en faire non plus la source de tous les problèmes. Être libre comme l’air, c’est aussi comprendre que le régime n’est pas une prison et qu’il est facile d’en sortir.
Enfin, dans la dernière partie, nous honorons l’incontournable rendez-vous des Nuls : ils trouveront ici les dix questions incontournables à se poser avant de se lancer. Enfin, ils pourront méditer, à tête reposée, les dix attitudes à adopter pour réussir.
Par où commencer ?
Non, ce livre n’a pas vocation à être un livre de chevet ni à être lu du début jusqu’à la fin d’une seule traite. Il doit vous accompagner au jour le jour, être un peu corné, j’espère même vieilli par vos manipulations ! Vous pouvez même, oui, même souligner, surligner ou écrire dessus. Il a été dit quelques mots sur sa triple logique de transmission d’un savoir, d’un savoir-faire et d’un savoir-être. Il va sans dire qu’en fonction des informations recherchées et du niveau de lecture choisi par le lecteur, ce dernier peut se référer à la table des matières pour chercher une information précise, lire et étudier des chapitres de façon consécutive pour acquérir une compétence ou se laisser porter par les paragraphes d’analyse sur les polémiques liées au régime. Bref, il n’y a pas de sens de lecture et il n’y a qu’une bonne façon de lire ce livre, celle qui permet de le faire sien.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture. Je vous remercie !
Grégoire Leclercq