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Quand les entrepreneurs migrants deviennent auto-entrepreneurs.

Le chômage, l’inactivité, la précarité et la crise ont eu pour conséquence directe la montée en puissance des entrepreneurs migrants, issus de la diversité ou des quartiers. Alors qu’ils étaient 8% en 2008, ces créateurs d’entreprise ont augmenté considérablement en 2009, selon une étude réalisée par le Ministère de l’immigration et de l’intégration, l’Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances et l’Agence pour la création d'entreprises (APCE).

 
Ce mouvement est amplifié cette année grâce au statut d'auto-entrepreneur, qui, par la simplicité qu’il génère, rend la démarche possible pour un grand nombre.
 
Les entrepreneurs se caractérisent par une importante diversification et intègrent aussi bien les secteurs de l’informatique, de l’innovation, du bien-être, du transport et des services à la personne que les secteurs d’activité dits “ethniques”, tels que la fabrication de kebabs et de pizzas.
 
L'entrepreneuriat apparaît une fois de plus comme une solution pour contourner les difficultés et créer son propre emploi, ce que le régime de l’auto-entrepreneur cherche à faire comprendre. En vulgarisant l’acte d’entreprendre, et en simplifiant les démarches, il apporte à ces personnes moins habituées aux contraintes administratives un moyen de créer « sa petite boite ».
 
Parmi ces créateurs, 73% se lancent sans prêt bancaire (contre 62% pour les créateurs classiques, et 13% pour les auto-entrepreneurs en général). Au-delà des aspects techniques (business plan insuffisamment étoffé ou manque de garantie), la peur des banquiers et la crainte du refus sont les principales raisons du non recours au prêt bancaire.
 
Côté accompagnement, leurs premiers conseillers se trouvent dans l'entourage familial (26%, contre 3% pour les auto-entrepreneurs), ils fréquentent également les réseaux d'accompagnement (24% contre 36% pour les créateurs classiques et seulement 7% pour les auto-entrepreneurs en général). Mais les obstacles restent nombreux car le paysage est complexe, les porteurs de projets peinent à trouver l'accompagnement adéquat : quel choix faire entre CCI, CMA, Pôle Emploi, Boutiques de Gestion …
 
Enfin, ils éprouvent des difficultés à appliquer la méthodologie de montage du projet proposée par l'accompagnateur : réaliser une étude de marché, concevoir un budget prévisionnel, élaborer un business plan, étapes souvent cruciales mais bien trop complexes pour un projet de leur ampleur. Il est vrai que la simplification des démarches d’accompagnement et de formation, prônée par la fédération des auto-entrepreneurs, peut être une réponse à cette difficulté.

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FEDAE

La Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE) est une organisation professionnelle française représentant les auto-entrepreneurs. Association Loi 1901 créée en 2009, elle a pour vocation de promouvoir l’entrepreneuriat et d’accompagner les créateurs d’entreprises individuelles dans la mise en œuvre de leurs projets. Dédiée, depuis l’origine, à l’auto-entrepreneur, elle s’adresse particulièrement aux porteurs de projets et dirigeants de micro-entreprises. Son objectif est d’organiser une communauté d’entrepreneurs afin de mutualiser les ressources et de favoriser les contacts et les relations d’affaires.

réseau social http://social.federation-auto-entrepreneur.fr

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