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Livre blanc : Réponse de Christian IBERGAY, Président du Syndicat des Commerçants Professionnels non-sédentaires

Réponse de Christian IBERGAY, Président du Syndicat des Commerçants Professionnels non-sédentaires, administrateur RSI, délégué consulaire cci. Réponse publiée sans mise en forme particulière ni modification par la FEDAE, avec l'accord de l'auteur.

  • Le régime : le faire évoluer sur le fond et sur la forme : Augmenter les plafonds de chiffre d’affaires : nous proposons qu'une action soit mise en œuvre pour décorréler ces plafonds du barème de l'impôt et de les fixer dès 2012 respectivement à 40000 et 100.000 euros. »

Réponse : si vous êtes capable d'atteindre les plafonds actuels, vous perdez de l'argent en tant qu'auto-entrepreneur. Passez au réel simplifié, vous déduisez les frais, vous ne payez les charges que sur les bénéfices et vous récupérez votre TVA.

  • Simplifier le cumul pour les fonctionnaires : nous proposons de simplifier les cumuls et l’accès à l’entrepreneuriat sans limite à tous. »

Réponse : pourquoi pas si ces dernier se comportent comme des entrepreneurs, mais pas pour certains fonctionnaires qui sont employés pour contrôler les entreprises.

  • Élargir le régime aux militaires de carrière : nous proposons que ce cumul soit ouvert à tous les militaires et gendarmes, sans distinction d’âge ou de profil de carrière. »

Réponse : pour les gendarmes, il y a incompatibilité. Ils se retrouvent à la fois contrôleurs et contrôlés.

  • Ouvrir le régime aux professions agricoles : nous proposons que les professionnels dépendants du régime social de la mutualité sociale agricole (MSA) aient la possibilité de devenir auto-entrepreneurs. »

Réponse : là, je suis entièrement d'accord ! Je connais beaucoup de petits producteurs qui vous sauteraient dessus pour vous embrasser si vous y parvenez.

  • Modifier le mode de calcul de la Cotisation Foncière des Entreprises en la fixant à 1,8% du chiffre d’affaires et en la prélevant de la même manière que les autres charges (fiscales, sociales, formation), sans notion d’option au prélèvement libératoire forfaitaire. »

Réponse : no comment ! Demandez au Maire de votre commune pourquoi il vous ponctionne autant.

  • Créer un fond de formation spécifique pour les auto-entrepreneurs, totalement dédié à la formation des inscrits et focalisé sur les besoins spécifiques de cette population. »

Réponse : vous voulez à la fois être considéré comme des entrepreneurs et être différenciés. Pourquoi ?

  • Mettre en place un parcours croissance acté par un diagnostic d’activité biennal effectué auprès d’un professionnel de la comptabilité ou d’un organisme agréé, rendu obligatoire et financé par le fond de formation »

Réponse : même réponse que ci-dessus...

  • Favoriser les regroupements d’auto-entrepreneurs par la création d'un contrat civil qui permettrait un rapprochement et un dynamisme entre auto-entrepreneurs réalisant des prestations similaires ou complémentaires »

Réponse : vous avez des syndicats, des fédérations, des « maisons d'entreprises » qui ne font pas la différence entre les entrepreneurs et qui organisent des formations et des échanges entre entreprises. Pourquoi faire de la discrimination. Vous allez à l'encontre de vos discours...

  • Favoriser l’auto-entrepreneuriat dans les quartiers sensibles en appelant les pouvoirs publics et les enseignants à nous rejoindre et à travailler avec nous à la promotion de ce régime dans les cités sensibles, levier pour encourager notre jeunesse à être audacieuse, à entreprendre et à créer son avenir sur des valeurs d’effort, de respect, de travail. »

Réponse : personne n'a interdit à un entrepreneur de travailler dans des quartier sensibles et de travailler en partenariat avec des enseignants. Il faudrait peut-être leur demander leur avis ?

  • Instaurer le parrainage des auto-entrepreneurs par les PME et les grands groupes côtés, en proposant que les PME soient encouragées dans la bonne prise en compte du régime de l’auto-entrepreneur par la mise en place d’une charte de parrainage, comprenant un code de déontologie pour prévenir les risques de requalification »

Réponse : là, vous encouragez les abus qui existe déjà où les salariés sont licenciés et repris comme auto-entrepreneurs. Demandez l'avis des syndicats de salariés.

  • Appliquer la simplification fiscale et sociale au régime réel, sur la base d’un groupe de travail qui propose des applications concrètes, basées en partie sur l’expérience tirée du régime de l’auto-entrepreneur, et dans l’esprit d’une simplification plus forte des procédures. »

Réponse : vous pensez que personne n'y a pensé avant vous ? L'administration, plus elle simplifie, plus ça devient compliqué. Simplifier le régime réel reviendrait au même que faire un prélèvement fiscal à la source pour les salariés : des milliers de fonctionnaires et salariés au chômage. C'est ce que vous voulez ?

  • Proposer une application au niveau européen, qui pourrait donner lieu à une harmonisation européenne des normes pour devenir auto entrepreneur ; les parlementaires et la commission européenne pourrait mettre en place un projet de directive en ce sens, transposable dans tous les pays membres. »

Réponse : en Italie et en Espagne cela existe déjà et nous avons copié. On appelle ceci « être au forfait ».

Pour conclure : En 2008, j'ai combattu le régime A.E. car il existait, et il existe toujours, la micro-entreprise. Pourquoi créer un nouveau régime simplifié alors qu'il fallait juste modifier l'existant ?Vous feriez mieux de vous battre pour que les salaires suivent l'augmentation du coût de la vie et ne pas faire comme les américains : travailler matin, midi et soir pour simplement survivre. « Travailler plus, pour gagnez plus », moi je préfère travailler normalement pour gagner normalement.Le régime d'auto-entrepreneur ne doit pas être un moyen de survie, mais un moyen de créer une entreprise, avec peu de risques, et voir si on peut aller plus loin. Vous vous donnez vous-mêmes les coups de battons sur la tête. Et vous vous posez encore la question : pourquoi suis-je mal considéré en tant qu'auto-entrepreneur ?  Un auto-entrepreneur ne se balade pas avec une étiquette sur le front. Seule, pour certain, son attitude laisse paraître qu'il est auto-entrepreneur. Quand je lis sur certains blogs « je m'en fous, je suis auto-entrepreneur, je peux casser les prix », je suis scandalisé.Au lieu de vous casser la tête pour ce livre blanc, faites un plan de formation adapté aux auto-entrepreneurs, formation qui serait gratuite et nationale. En ce moment, je l’élabore au niveau de mon syndicat.
Auto-entrepreneurs, vous voulez être considérés comme des entrepreneurs, comportez vous comme tels. Respectez le monde de l'entreprise, avec ses droits et ses devoirs. Vous avez la chance d'être chefs d'entreprises avec peu de risques. Profitez-en pour vous former à cet état d'esprit, à créer votre réseaux de clients et partenaires.
On ne vit pas de son entreprise. On vit son entreprise !

 

A propos de l'auteur

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FEDAE

La Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE) est une organisation professionnelle française représentant les auto-entrepreneurs. Association Loi 1901 créée en 2009, elle a pour vocation de promouvoir l’entrepreneuriat et d’accompagner les créateurs d’entreprises individuelles dans la mise en œuvre de leurs projets. Dédiée, depuis l’origine, à l’auto-entrepreneur, elle s’adresse particulièrement aux porteurs de projets et dirigeants de micro-entreprises. Son objectif est d’organiser une communauté d’entrepreneurs afin de mutualiser les ressources et de favoriser les contacts et les relations d’affaires.

réseau social http://social.federation-auto-entrepreneur.fr

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