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15 millions de potentiels entrepreneurs en France


Selon le sondage réalisé par l'Institut Think pour l'APCE et CERFRANCE à l'occasion du 20e Salon des entrepreneurs, 30 % des personnes interrogées « auraient envie » de créer une entreprise ou de se mettre à leur compte (60 % n'en ont pas envie et 10 % sont sans réponse).

La moitié des cadres supérieurs sont prêts à le faire contre 28 % des employés et 34 % des ouvriers. L'âge compte aussi beaucoup : ce sont les 18-25 ans qui se montrent les plus enthousiastes à l'idée de créer ou de reprendre une entreprise (à 51 %, contre 24 % pour les 50-64 ans). Les revenus du foyer sont également un facteur déterminant.

Les entrepreneurs dans l'âme se retrouvent aux deux extrémités de l'échelle des salaires : 40 % sont dans la frange des foyers dont le revenu est inférieur à 9.000 euros par an, 37 % dans la tranche supérieure à 60.000 euros par an. Le fait de gagner plus d'argent (qu'en étant salarié) arrive d'ailleurs en troisième position (après l'indépendance et l'épanouissement personnel) dans les motivations. Mais les ambitions de ces potentiels entrepreneurs restent modestes : 30 % ne veulent aucun salarié, 39 % concèdent qu'il s'agit d'assurer avant tout leur propre emploi, et 33 % veulent créer une petite entreprise. Seuls 11 % d'entre eux souhaitent développer fortement leur entreprise en termes d'emploi et d'investissement.

Des chiffres qui reflètent la réalité de l'entrepreneuriat en France, où le nombre annuel de création d'entreprises est certes passé de 180.000 à 550.000 en quinze ans (notamment grâce à la création du régime d'autoentrepreneur), mais sur leurs sept premières années d'existence, les effectifs des entreprises françaises ne croissent que de 7 %, contre 32 % en Italie et 22 % en Allemagne.

Les entreprises dépassant 10 salariés au bout de cinq ans d'activité ne représentent que 1,3 % des entreprises créées (chiffres OCDE 2011). Le problème ne se pose donc pas tant au niveau de la création que du développement. Une problématique posée par le gouvernement aux neuf groupes de travail qui se sont constitués pour les Assises de l'entrepreneuriat, dont la conclusion des travaux est attendue pour le mois d'avril, et dont la Fnae fait partie.

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