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Revenus d'activité 2015 en hausse pour les microentrepreneurs


2015, une bonne année pour les microentrepreneurs

Comme chaque année, comme pour 2014, la Fédération des autoentrepreneurs s’appuie sur les derniers chiffres Insee pour faire un point général de l’activité non salariée. Les données à fin 2015 font apparaître, sur une année, des variations mesurées quant à l’activité professionnelle de la population non salariée, dont les microentrepreneurs.

La France en 2015 compte 2,7 millions de travailleurs non salariés (TNS), dont 1,9 million indépendants classiques (hors microentrepreneurs). 57% de ces TNS classiques sont entrepreneurs individuels et 43% gérants majoritaires de société.

2015 a vu une augmentation de 0,7% (0,2% en 2014) de l’activité non salariée, toute relative si l’on considère les +4,9% en 2013 ou +5,2% en 2014. Pour la deuxième année consécutive, le nombre d’entrepreneurs classiques baisse (-1,4%), soit 1,9 million dont 47% de gérants majoritaires et 57% d’entrepreneurs individuels.

Les 795 000 autoentrepreneurs actifs fin 2015 représentent 29% de cette population non salariée. La progression d’inscriptions est encore nette en 2015 avec +5,9%, certes loin de l’ascension de 2014 (+8,2%) et 2013 (+15,8%). En cause sans doute la requalification, en 2014, du régime en microentreprenariat avec l’obligation d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, ou les frais de chambre consulaire ou le paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE).

Répartition des travailleurs non-salariés par secteur

Hors agriculture, 89% des TNS exercent en activité principale.

  • 50% sont répartis dans des secteurs ne rassemblant qu’un tiers des salariés, soit
    • 19% dans l’artisanat et le commerce,
    • 17% dans la santé,
    • Et 14% dans le bâtiment.
  • Les services à la personne sont largement plébiscités en 2015 :
    • 21% des TNS travaillent dans l’hébergement, la restauration, l’enseignement, les soins de beauté, la restauration… 
  • Les services à l’entreprise, tels que conseil de gestion, architecte, comptable, juriste représentent, eux, 13%.

La plupart des secteurs connaissent une baisse de l’entreprenariat classique, notamment dans:

  • le commerce de détail, avec -5,6% hors magasin et -3,5% en magasin
  • les arts et spectacles avec -3,8%
  • la construction avec -3,7%
  • et l’industrie, aussi -3,7%.

Les microentrepreneurs sont présents dans pratiquement tous les secteurs, et majoritaires dans les professions non réglementées, avec +60% dans

  • le commerce de détail (non alimentaire),
  • des activités spécialisées comme la photographie.

En revanche, ils sont absents des professions réglementées.

C’est sans doute d’ailleurs à ce niveau que le terme « non-salarié » ne recouvre pas la même réalité.

Non-salariés et microentrepreneurs, les revenus en question

En 2015, les travailleurs non-salariés ont un revenu d’activité* mensuel moyen de 3340 euros : les gérants de société sont à 2980 euros, moins que les entrepreneurs individuels, à 3610 euros.

Toutefois, pratiquement un dixième des TNS déclare un revenu nul, sans rémunération ou bénéfice tiré de son activité. C’est le cas de 20% des non-salariés des activités immobilières et des arts et spectacles.

Revenus des non-salariés classiques

Parmi les revenus modestes mensuels des non-salariés classiques (hors microentrepreneurs),

  • 1/10e perçoit moins de 480 euros,
  • le quart moins de 1100 euros,
  • la moitié moins de 2290 euros.

C’est beaucoup plus confortable pour

  • le quart avec plus de 4380 euros
  • 1/10e avec plus de 7960 euros (jusqu’à 8470 euros pour les professions types médecins, dentistes).

Revenus des microentrepreneurs

Le revenu mensuel moyen est de 440 euros, encore faible même s’il a augmenté de 30 euros par rapport à 2014 :

  • le quart touche moins de 70 euros,
  • la moitié moins de 250 euros,
  • 1/10 plus de 1160 euros.

En guise d’explication à ces modestes résultats, l’Insee met en avant le seuil de chiffre d’affaires pour bénéficier du régime. En outre, cause ou conséquence, les microentrepreneurs sont 30% à avoir un travail salarié, ce qui augmente significativement leur revenu mensuel à

  • 2180 euros, dont 15% en non-salariat.

En termes d’évolution, la progression est de

  • 2,5% pour les TNS classiques
  • 3% pour les entrepreneurs individuels
  • 1,7% pour les gérants
  • 6,1% pour les microentrepreneurs, toute chose égale par ailleurs.

2015 - Hausses et baisses de revenus selon le secteur

 Secteur d’activité

Progression 2014-2015 (%)

 Conseil de gestion 

+4,3

 Activités immobilières

+4,3

 Activités juridiques et comptables

+4,2

 Information et communication

+3,6

 Commerce de détail

+2,7

 Arts et spectacles

+2,5

 Commerce pharmaceutique

-3,2

 Transports dont taxis (dont VTC)

-1,0

 Architecture, ingénierie

-1,0

 

Les femmes non-salariées, perdantes jusqu'à quand?

Les femmes représentent 36% des TNS et exercent des métiers très qualifiés dans les secteurs du médical, ingénierie, juridique.

Elles sont 41% à avoir choisi la microentreprise pour la fabrication de bijoux fantaisie, l’habillement, l’enseignement ou les services de soutien.

Lorsqu’elles sont TNS classiques (hors microentrepreneurs), leurs revenus 2015 sont inférieurs de 22% à ceux des hommes : 2820 euros pour elles, 3610 euros pour eux. Les raisons ? Moins de travail, des structures plus petites, selon l’Insee.

Qu’à cela ne tienne, en 2015 les femmes ont augmenté leur revenu de 3,2%... supérieur de 0,8% à celui des hommes.

*Revenu d’activité : rémunération du non-salarié, cotisations sociales déduites mais pas contributions sociales (CSG, CRDS).

Légende - En France (hors Mayotte), travailleurs non salariés au 31 décembre 2015 (hors agriculture). Source Insee.
Les microentrepreneurs (ME) économiquement actifs dans l'enseignement représentent 59,9% des effectifs non salariés: 29,3% sont monoactifs (sans activité salariée), 30,6% pluriactifs. Dans l'enseignement toujours, les ME perçoivent 31,2% des revenus d'activité non salariaux : 18,3% par des ME monoactifs, 12,9% par des ME pluriactifs.
Image (DR) -  Insee

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