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Romain, le photographe nantais


« Je suis, Romain, Gautron, né un 5 avril, photographe, portraitiste, reporter, opérateur, professionnel, Nantais, amoureux, passionné,[…] 2 yeux, inventif, imaginatif, derrière l'objectif, devant vous… »

Je suis né photographe

J’ai toujours rêvé de vivre de ma passion, même si le métier de photographe me paraissait inaccessible. Cela a sans doute commencé avec le Photos Magazine de mon frère. J'étais déjà accro aux photos d’art ! A 36 ans, la photo me rend heureux, c'est mon moteur.

Avec mon premier Reflex, à 30 ans, je suis tombé dedans. J’ai passé des heures et des heures à apprendre le métier avec des tutoriels. J’ai commencé à diffuser mes photos sur Internet et observé les réactions. Il y a eu un vrai engouement. Les photographes rencontrés m’ont tous soutenu dans mon projet.

Plusieurs années plus tard, j’ai investi avec mon premier boîtier pro pour créer de la photo d’art, avec une vraie technique, avec ma patte. Cela a explosé, je me suis senti un peu plus légitime, même si c’est encore parfois difficile à intégrer. Tous les éloges m’ont porté pour passer pro.

Il y a un peu plus d’un an, je me suis lancé en créant mon site avec le régime de l’auto-entrepreneur, parfait pour démarrer. Adieu ma vie de cadre en entreprise, tout ce que je fais me plaît !

J’ai trois passions, et même plus

Mon travail s’oriente dans trois directions : le portrait d’entreprise, le portrait de famille et le reportage de mariage.

Six mois par an, je suis appelé pour des reportages de mariage

Chacun demande trois semaines à un mois et demi de travail, selon le type, le nombre d’invités. Cela commence par un devis qui reprend tous les endroits où je serai présent pour capter les moments importants : l’essayage de la robe de mariée, le maquillage, le salon de coiffure, la mairie, le vin d’honneur, le repas du soir, la soirée dansante, le retour le lendemain… Ce sont de bonnes journées, de 8h à minuit !
Il faut réussir à saisir tous les instants, des rires aux larmes, les jeux organisés… Il y a parfois des surprises, comme en Grèce l’an dernier lorsque la maire a commencé la cérémonie par « Voulez-vous épouser… ?» ! J’étais au fond de la salle et j’ai sprinté pour ne pas louper ça !

Chaque mariage demande un mois de post-traitement, c'est énorme. Je dois bien faire mon devis, c'est important pour un travail sérieux. Mon prochain objectif : investir dans un drone!

La photo de mode en lumière naturelle

Ce sont soit des jeunes créateurs régionaux qui présentent leurs produits, soit des mannequins qui constituent  leur book. C’est une offre très rare à Nantes, et les personnes me trouvent aussi bien par Internet que par le bouche-à-oreille car j’ai de bons retours, et ce de plus en plus ! En fait, je travaille en  lumière naturelle, pas de lumières en studio. Mes rendez-vous sont parfois décalés avec la météo, mais c’est mon talent qu’ils choisissent. Même si c’est compliqué en gestion de planning, comme un shooting prévu à 17h reporté en raison de la météo, je peux dire que c’est ma patte, à la façon de ce que j’aime faire.

Dans la photographie d'architecture, j'aime autant le contenu que le contenant, le sujet dans son contexte

L’architecte, qui  représente les cabinets et les agents immobiliers, recommande des biens haut de gamme qui méritent d’être mis en valeur. L’agent immobilier en fait d’ailleurs une clause d’exclusivité. Cela peut être aussi bien du neuf, avec du mobilier extraordinaire, que de l’ancien retapé plein de détails comme des poutres, de vieilles cheminées. Les biens sont très souvent photographiés meublés. Un reportage sur place - avec les biens rangés- prend trente minutes à une heure, tout dépend du nombre de pièces.

L’après-midi, le post-traitement est assez lourd, notamment en intérieur avec le rééquilibrage des lumières. Techniquement, je ne fais que du numérique en HDR (High Dynamic Rand) : trois clichés avec trois appareils (sous-exposé, bien exposé et surexposé). La photo finale avec les trois rendus est elle-même souvent retraitée.

La photo d’art autour des voyages ne me fait pas vivre, mais je l'adore!

Ce sont des lieux comme à Nantes ou alentours où il y a de très beaux endroits, des forêts, des sites abandonnés. Sans compter les bâtiments industriels, les structures et zones commerciales. 

Je fais des micro-expos chez des « ambassadeurs » ou « ambassadrices » : le temps d’une soirée avec plein d’invités. L’hôte envoie un message aux abonnés à ma page : informés de l'endroit de l'expo, ils viennent voir mes photos, peuvent en acheter, souvent trouvent ce qui leur convient parmi les différents supports proposés : imprimés, tirages sous cadre, contrecollés sur alu ou PVC, sous-verre, et même du sur-mesure en panoramique ou N/B.

J’expose aussi régulièrement, comme au Café sur cour, ou dans des cabinets.

Les expositions donnent beaucoup de visibilité. Les personnes me voient, me posent des questions. C’est très intéressant de rencontrer ceux à qui mon travail plaît.

C’est parfois difficile, mais je m’en sors bien

C’est difficile de se faire connaître, bien sûr, mais je n’ai pas à me plaindre. Je mise beaucoup sur les réseaux sociaux, et ça fonctionne. Si certains mois sont encore durs, la courbe est exponentielle : pour un jeune photographe, j’ai beaucoup de chance !

L’investissement en matériel est le point sensible de mon métier car toute la gamme pro coûte très, très cher. Il n’y a rien en dessous de 2000 euros. Pour remplacer un boîtier, par exemple, je dois économiser. L’achat d’un objectif demande réflexion. D’autant que cela devient vite obsolète, il faudrait changer tous les quatre ans. Je travaille avec Sony parce que c’est du matériel léger, donc toujours avec moi. Tout est électronique avec le boîtier mirrorless, même la visée optique. Ayant acheté tous les objectifs, je ne suis pas près de changer de marque !

Je n’ai pas trop de frais : l’essence, la mémoire de l’ordinateur. Le matériel photographique, comme l’objectif, peut se garder toute une vie.

Je peux compter sur mes réseaux

Facebook est un de mes réseaux favoris, presque plus que mon site. La ville de Nantes y relaie assez souvent mes photos : cela représente 1 million de personnes et une visibilité gigantesque! Je publie un peu sur Instagram.

Et puis, il y a mes amis, la famille, mes connaissances, le bouche à oreille. Je suis Nantais, et je sais que je peux compter sur mon réseau.

Je ne perds rien des moments de la vie

Zola dit exactement ce que je pense de la photo.

« A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n’en avez pas pris une photographie » 

J’ai besoin de tout photographier, je reviens dessus, je regarde même un endroit où je n’ai pas eu trop le temps de m’arrêter. J’aime les détails, l’environnement, l’aura du lieu, de la personne… La photo retranscrit la sensation liée à ce vécu, qu’il ait été bien-être ou stress. C’est ma manière de revivre ces moments partagés, comme avec les vieilles photos de vacances. J’adore les regarder, encore et encore !

 

 

 

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