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Virginie, chef à domicile


Sa cuisine est "épicée, inventive, soignée". Ses combinaisons  "régressives, acidulées, sophistiquées"!

C'est Virginie qui le dit elle-même sur son site Communic'Passion! Allez y faire un petit tour (ou même un grand), mais attention, c'est comme les courses, il vaut mieux que ce soit le ventre plein! Sinon, gare aux papilles affolées, aux émotions gustatives refoulées, aux ardeurs culinaires en émoi.

Notre portrait de chef à domicile a de quoi fédérer... des vocations. Une chose est sûre, pour cette interview Virginie est passée à table! 

Pourquoi j’ai créé mon entreprise

En 2013, j’ai saisi l’occasion de créer mon entreprise lorsque je me suis retrouvée sans contrat dans l’établissement où j’enseignais le français. Comme pour moi le plaisir passe par faire ce que j’aime, j’ai décidé de me lancer dans ce qui me parle depuis toujours, la cuisine ! Mon papa était gastronome, et je suis très créative. Des émissions comme Top Chef ou Un dîner presque parfait m’ont bien inspirée… Et avec mon envie de partager, tout m’a convaincue que c’était le bon moment pour vivre ma passion. Complètement autodidacte, à 32 ans je me suis retrouvée aux manettes de ma petite entreprise. Depuis quatre ans je suis toujours aussi passionnée, c’est mon luxe!

Ma recette pour réussir

Je suis extrêmement organisée, autant dans la préparation culinaire que dans la gestion de mon entreprise. Je planifie tout le temps, lorsque je fais mes courses, lorsque j’épluche, tranche, mitonne toute la journée. J’arrive deux heures avant l’arrivée des invités, le temps de déballer tout le nécessaire, de mettre le couvert, présenter l’apéritif, lancer la cuisine de ma préparation en amont… Je me régale autant qu’eux !

J’anime également des ateliers culinaires hyper personnalisés. Les participants aiment pouvoir choisir leurs recettes sur une quinzaine proposée, par exemple un napolitain et un gâteau au carambar pour un atelier avec des enfants. N’étant pas traiteur, je ne réutilise rien et je fais attention à ce qu’il n’y ait pas de déperdition.

Comment je me fais connaître

J’ai beaucoup travaillé dans un premier temps sur mon site, Communic’passion. Cela m’a pris trois mois pour arriver à ce résultat : de belles photos, des recettes qui parlent de ma passion pour les saveurs osées, épicées, de mon plaisir de faire plaisir. Au démarrage, j’ai fait un essai pour La Belle Assiette, qui propose des chefs à domicile sur toute la France. Ma cuisine leur a plu et ils m’ont référencée auprès de leurs clients. Un bon début !

Je multiplie aussi les réseaux : mon blog sur Facebook, des interviews sur des chaînes télé, un article dans le Courrier des Yvelines, ma newsletter avec les offres du moment…

Le bouche à oreille fonctionne très, très bien. Souvent, après un dîner entre amis où chacun a apprécié les mets, où les invités de mes clients se sont aperçu de la liberté que la formule de chef à domicile procure, ils m’appellent : ils ont apprécié ma cuisine, la qualité de la prestation, ils en redemandent!

J’aime le contact avec mes clients, mes fournisseurs, mes partenaires. Je prends le temps de parler… souvent de cuisine bien sûr !

Comment je vends mes services

Les personnes me confient leurs événements, une soirée entre amis, une tablée de vingt, un buffet pour soixante, des messieurs me chargent de leur dîner pour une demande en mariage. Il faut s’adapter, être à la hauteur.

Plusieurs semaines à l’avance, nous décidons des menus avec les personnes, selon les goûts, le budget. La veille ou le jour même, je fais les courses, une marinade, un court-bouillon...  Mes clients reçoivent souvent une photo des préparatifs, une manière de les faire participer qui leur fait très plaisir. Ils savent que j’arrive deux heures avant les invités et que je m’occupe de tout : la mise en place, l’apéritif, le service, la cuisine, la vaisselle. Ma prestation, ce n’est pas juste un chèque, c’est pour cela que ça fonctionne.

L’esprit est le même pour les ateliers culinaires, je prends le temps nécessaire. Par exemple, une prestation de 2h30 me demande 5 heures de préparation. Je confectionne les toques, j’enregistre les noms, je concocte des cartes... c’est le "plus" qui plaît.

Mes tarifs varient selon la nature des produits, le nombre de convives. Pour un dîner, la fourchette est entre 45 euros à 80 euros par personne ; un buffet, 25 à 40 euros ; un atelier, 40 à 50 euros les deux heures.  Tout est toujours compris.

Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir ?

Etre chef à domicile demande énormément d’organisation, de planification pour ne rien oublier dans le déroulé le jour J. Pour réussir, il faut aller vers les gens, les contacter, c’est extrêmement porteur.

Avec l’Urssaf, il faut calculer sans cesse. Je mets les montants nécessaires sur un compte d’approvisionnement, y compris pour les imprévus comme un arrêt maladie.  

Ce qui a été facile

J’ai vécu de mon activité au bout d’un an. C’est une gestion en argent, en temps aussi : je peux prévoir de ne pas travailler certaines périodes car je mixe avec les cours. Je travaille beaucoup toute l’année et je prends mes vacances en juillet et août. 

Ma citation préférée

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.

 

Ce qui a été moins facile

Je suis toujours stressée, j’ai le trac, tout est à chaque fois différent. Auto-entrepreneur, c’est un vrai risque. Je sens parfois un décalage avec certaines personnes. Si ça n’avait pas marché au bout d’un an, j’aurais arrêté. C’est important pour moi de savoir où je vais, j’ai besoin de ce professionnalisme.

Le petit mot de la fin?

La Virgine d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a quatre ans, mais j’ai toujours la même excitation et je suis très fière de mon parcours !

 

Extrait de son Questionnaire de Proust

Si j’étais une épice : le tandoori

Si j’étais un fruit :la mangue

Si j’étais un légume : le poivron

Si j’étais un ustensile : la mandoline

Si j’étais un fromage : le chèvre

Si j’étais une senteur : la rose

Si j’étais un champignon : le cèpe

Si j’étais un produit exotique : le gingembre

Si j’étais une sauce : le pesto

Si j’étais une viande : le canard

Si j’étais un chef : Cyril Lignac

Si j’étais un vin : le Gewurtzraminer

 

©Fred Ambroisine

 

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