Qu'est ce que le revenu d'un autoentrepreneur | FNAE
image/svg+xml
Pour accéder à tout le contenu, rejoignez dès aujourd'hui la Fédération des Auto-entrepreneurs !

Exceptionnellement en devenant membre sympathisant (gratuit) vous accédez à tout le contenu du site

Comme 80.000 membres avant vous, regroupez-vous et faites-vous entendre !

J'ADHERE

Qu'est ce que le revenu d'un autoentrepreneur


La différence entre le chiffre d'affaires et le revenu d'un autoentrepreneur

L'autoentrepreneur avant même de se lancer doit avoir bien intégré la différence entre ces 2 termes. Dans le cas contraire, c'est une série d'erreurs qui risquent d'en découler et d'incompréhension sur les modalités de calcul des droits pour lesquels il cotise.

La notion de chiffre d'affaires

Par chiffre d’affaires, on entend les sommes facturées et encaissées par l’autoentrepreneur. En aucun cas ne peuvent s'ajouter au chiffre d'affaires (CA) les indemnités journalières perçues (c'est uniquement le cas pour ceux au régime réel, mais pas des autoentrepreneurs) ou tout achat relevant des débours.

Le chiffre d'affaires de l'autoentrepreneur se compose uniquement des sommes facturées et encaissées.

 

La notion de revenu forfaitaire pour l'autoentrepreneur

C'est le revenu que va considérer l'administration dans le calcul de vos droits, mais aussi les impôts, Pole Emploi, la CAF...

Pour calculer son revenu, l’autoentrepreneur doit appliquer un taux d’abattement (dit « abattement forfaitaire ») qui varie en fonction de son activité avec un minimum d’abattement de 305 €. Cet abattement est de :

  • 71 % du CA pour les activités d’achat-revente ou de fourniture de logement ;
  • 50 % du CA pour les autres activités relevant des BIC ;
  • 34 % du CA pour les BNC.

Le tout avec un minimum d’abattement de 305 euros.

L’abattement s’applique sur chaque nature de chiffre d’affaires déclaré à l’URSSAF, pour une activité mixte

On parle d’un “abattement”, mais à votre avis à quoi correspond-il ? 

Il faut avant tout comprendre que l'autoentrepreneur n'a le droit de rien déduire de son chiffre d'affaires. Alors qu'une entreprise au régime réel pourra déduire de son chiffre d'affaires ses achats (on parle alors de bénéfice), l'autoentrepreneur lui ne pourra pas déduire de son chiffre d'affaires les coûts liés à son produit, son activité. Ses charges sociales seront calculées sur son chiffre d'affaires. Ainsi si un artisan a dépensé 50 euros pour vendre un collier de 100 euros, il payera ses charges sur les 100 euros, soit dans le cas présent 12,8 euros. Il s'agit donc de bien déterminer son seuil de rentabilité.

Ainsi, tenant compte du fait que l’autoentrepreneur ne peut rien déduire de son chiffre d’affaires, l’administration a défini un abattement forfaitaire (une réduction de base d’imposition), qui estime les frais et charges liés à chaque activité : ce forfait reflète les dépenses comme les factures téléphoniques ou un loyer. Il est différent en fonction de l’activité.

Chiffre d’affaires – Abattement forfaitaire = Revenu.


C'est ce revenu qui est le revenu imposable et servira de référence pour le calcul de l’ARE en cas de maintien, de la prime d’activité, des prestations sociales comme la CAF, ou encore pour le calcul de l’impôt sur le revenu.

L’abattement correspond donc à l’ensemble des charges que doit supporter l’autoentrepreneur pour exercer son activité

 

Ces charges représentent une estimation des cotisations sociales et des charges d’exploitations de l'autoentrepreneur, elles servent de compas à l'autoentrepreneur pour déterminer sa rentabilité.

Connaître son revenu réel quand on est autoentrepreneur

Si il peut arriver que le revenu ainsi calculer se rapproche de la réalité, parfois l'écart peut-être grand avec son revenu réel (ce qui reste réellement dans la poche de l'autoentrepreneur une fois toutes les charges payées (sociales et d'exploitation)). Il est important de savoir calculer son revenu réel qui servira de curseur pour aider l'autoentrepreneur à choisir le régime social adapté à son activité.

La notion de charges d’exploitation 

Par charges d'exploitation, on entend tout ce qui compose les dépenses de l'autoentrepreneur liées à son activité. 

On retrouvera par exemple : 

  • l'assurance professionnelle; 
  • les frais bancaires ; 
  • les frais de déplacement ; 
  • les charges locatives ;
  • l'abonnement téléphone – Internet; 
  • les fournitures administratives et consommables;
  • les fournitures professionnelles et consommables;
  • la CFE (cotisation foncière des entreprises)
  • tous les abonnements (logiciels...)

Et pour les commerçants négoce et les fabricants

  • les achats des biens destinés à la revente
  • les achats de matières premières
  • les frais d’emballage et d’expédition
  • les commissions et frais (plateforme & IOBSP)


Le régime de l’autoentrepreneur sera-t-il durablement adapté à votre activité ?

Ce tableau vous aidera à vous situer. Attention ! L'abattement peut aussi s'avérer trop important et bloquer le développement de certains de vos projets, surtout dans le cas des artisans qui peuvent avoir peu de charges d'exploitation et donc un revenu "réel" en décalage avec le revenu déterminé par l'administration.

Ce sera bloquant par exemple dans le cas du calcul de la capacité d'emprunt.

De cette situation, il faut envisager un passage au régime réel qui va s'avérer plus intéressant, et l'établissement d'un compte d'exploitation par année précis.

Simuler votre revenu avec le simulateur de l'Urssaf

 

 

Négoce & fabrication

Services BIC

Services BNC

CA 100 % 100 % 100 %
Abattements 71 % 50 % 34%

Cotisations sociales

CFP

12,8%

0,1%

 

22%

0,1% ou 0,3%

22%

0,2%

Charges d’exploitations à ne pas dépasser

58,1%

27,9% ou 27,7%

15,8%

 


Trustpilot