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Portrait d'auto-entrepreneur : Jean-Michel HOUSSAY, écrivain public


Chaque mois, la FEDAE revient sur un parcours d'auto-entrepreneur. Ce mois ci, découvrez celui de Jean-Michel HOUSSAY, écrivain public en Tourraine.

En quelques mots, pourquoi avoir créé votre auto-entreprise ?
Jean-Michel HOUSSAY, je suis écrivain public et ai créé mon auto-entreprise, LA PLUME ALERTE, il y a maintenant un peu plus d’un an.
J’ai toujours aimé lire et écrire, et possède une bonne culture générale. Etant en recherche d’emploi depuis trois ans et ayant marre de me heurter à des portes closes  chaque fois que je postulais pour un travail qui était largement dans mes compétences, j’ai commencé à réfléchir à l’idée de créer mon propre emploi et l’idée de me mettre en auto-entrepreneur a germé.
 
Que retenez-vous de la construction de votre projet ?
Pour ce, il fallait, malgré tout un projet qui tienne la route. En poursuivant ma réflexion, j’ai pensé au métier d’écrivain public qui paraissait correspondre assez bien à mon profil. Mais, avant tout, je voulais m’assurer qu’il y avait des débouchés et que je pouvais percer. J’ai pour cela consulté une étude de marché faite par l’APCE (Association Pour la Création d’Entreprise) qui montrait que le marché  était ouvert (entre 4 et 500 écrivains publics en France) et qu’il correspondait à un besoin. De fait, on s’aperçoit aujourd’hui que les lacunes en orthographe sont très importantes. Pour compléter cette étude, j’ai interrogé trois écrivains publics qui m’ont tous fait le même type de réponse : c’est un métier qui a de l’avenir, mais dans lequel il faut du temps pour arriver à gagner suffisamment pour vivre.
 
Aujourd’hui, quelles sont vos ambitions pour votre activité ?
Aujourd’hui, j’ai un éditeur qui me donne régulièrement des manuscrits à corriger, j’ai transcrit les actes d’un colloque universitaire…
Pour la première année, j’ai réalisé un chiffre d’affaires de 5000€ et ai pour objectif d’atteindre, cette année 9000€. Rien n’est encore gagné mais la progression est encourageante. La plupart des clients me contactent par téléphone ou mail et je réalise mes prestations essentiellement par Internet. J’ai une clientèle qui s’étend sur toute la France, l’important étant d’abord d’avoir un contact téléphonique pour bien comprendre la demande et mieux y répondre ensuite.
 
Comment vous faites-vous connaître ?
J’ai commencé par monter, avec l’aide d’un ami, un site (laplumealerte.fr.ht) que j’ai mis en ligne et fait référencer par Google, de façon à être en première page dans les moteurs de recherche adéquats. Sur ce site, j’ai référencé toutes les prestations que je pouvais proposer : courrier, CV, lettres de motivation, relecture et correction de documents (livres, thèses…), l’enregistrement et la transcription écrite de documents oraux, des traductions écrites, d’anglais ou allemand en français, des récits de vie…
J’ai fait également un plan média : j’ai fait paraître un article dans la Nouvelle République, j’ai été interviewé sur France Bleu Touraine et RCF Saint Martin, un autre article est paru dans la revue de la CARAC (Caisse d’Allocation de Retraite des Anciens Combattants) qui est tirée à 33000 exemplaires…
J’ai adhéré dans le même temps au GREC (GRoupement des Ecrivains Conseils) et à la FEDAE. J’ai également envoyé un mail à toutes les écoles où il y a des doctorants, toutes les maisons d’édition, les journaux, environ près d’un millier de mails.
Suite à cela, et avec le bouche à oreille, j’ai commencé à avoir des clients.
 
Quelles sont les qualités selon vous pour réussir une telle aventure ?
Ce qui m’a aidé pour démarrer, c’est le fait que j’ai un BTS d’Action Commerciale et que j’avais une bonne idée de la stratégie à adopter pour me lancer.
Si j’analyse bien les faits, il me semble que pour réussir  un tel pari, il faut d’abord savoir ce que l’on veut : quel produit, pour quelle clientèle, quel est le marché, y a-t-il un débouché, quels seront les frais inhérents au démarrage, quelle rentabilité peut-on espérer…
Être auto-entrepreneur ne s’improvise pas. Il faut en avoir les capacités : lucidité, rigueur, organisation, persévérance, dynamisme et opportunisme…
 
Ce qui a été « facile » ?
Ce qui a été facile pour moi, c’est de franchir le pas. Une fois que la décision a été prise, j’ai avancé, j’ai noué les contacts nécessaires, je me suis fait connaître.
 
Ce qui a été « difficile » ?
Une difficulté rencontrée est le fait que j’habite en campagne. J’espérais créer un tissu local, mais je n’y suis pas arrivé encore. J’ai pourtant déposé des affiches dans tous les lieux publics de la région, fait les marchés locaux pendant plusieurs mois, mais sans résultat probant.
 
Quelle bonne pratique, quel conseil, quel danger souhaitez-vous partager ?
Le conseil que je peux donner, c’est que tout est possible à celui qui y croit. Il faut simplement être lucide et avoir procédé à une bonne analyse au préalable, sans quoi c’est l’échec assuré. En même temps, il faut être conscient que cela demande du temps et une aptitude à savoir se remettre en question.
 
Mes coordonnées : Jean-Michel HOUSSAY
                                 LA PLUME ALERTE
                            https://sites.google.com/site/laplumealerte2/
                                 6 place de la mairie
                                 37220 CHEZELLES
                                 Tel : 06 29 86 31 02
                                 Mail : jmhoussay@orange.fr

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