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La délégation de la Fnae dans l'Aisne prend position contre une réforme qui se "trompe de cible"


Le gouvernement planche sur une réforme du statut d'auto-entrepreneur qui abaisserait les seuils d'activité. Dans l'Aisne, les défenseurs de ce régime s'insurgent.

Avoir sa petite entreprise, depuis 2008 en France, c'est facile. Ils sont environ 7 000 à s'être lancés dans l'auto-entreprenariat dans l'Aisne. L'avantage du régime tient en un mot : simplicité. L'inscription est rapide, les charges faibles et la comptabilité quasi inexistante. Un remède à la crise économique ambiante plutôt tentant. « Mais la plupart des auto-entrepreneurs peinent à en vivre. Pour ma part, je gère mon activité en plus de mon emploi. Je suis loin de me dégager un SMIC avec mon auto-entreprise seule », explique David Boyard, qui a créé son entreprise de réalisation de vidéos en 2010, à Vichel-Nanteuil, dans le sud de l'Aisne.

Autrefois encensé, le statut est aujourd'hui critiqué par le gouvernement. Le 21 août dernier, la ministre Sylvia Pinel a lancé son projet de réforme qui abaisserait les seuils du chiffre d'affaires annuel à 19 000€ au lieu de 36 200 € pour les services et 47 500€ au lieu de 81 500€ pour les activités commerciales. Le gouvernement pointe du doigt les failles du système et lui reproche d'établir une concurrence déloyale envers les artisans.

C'est le cas de David Boidart, auto- entrepreneur et membre actif de la Fédération des Auto-entrepreneurs. « J'ai créé mon entreprise pour voir si, par la suite, en ayant les reins plus solides financièrement, je pouvais monter une SARL. Mais pour ça, il faut dégager de l'argent, comment ferons-nous si les seuils baissent ? » Selon lui, le gouvernement se trompe de cible : « Ce n'est pas ce régime qui est mauvais, c'est celui des entreprises "classiques" qui ne va pas. Quand on voit à quel point les petits patrons galèrent avec les charges et la paperasse, sans compter ceux qui mettent la clé sous la porte, comment pourrions nous avoir envie de sauter le pas ? C'est effrayant ».

Sarah Perry, quant à elle, relookeuse à Saint-Quentin, est désemparée. « Si la réforme passe comme je le crains, je vais songer à stopper mon activité. Je dégage un chiffre d'affaire faible mais proche du seuil de 19 000€. Si je le dépasse, changer de régime ne sera vraiment pas intéressant pour moi. Trop de charges. Dire que j'ai mis deux ans pour que l'activité fonctionne... C'est dur ».

Lire l'article complet ici : http://www.courrier-picard.fr/region/les-auto-entrepreneurs-inquiets-pou...


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