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La déléguée de la Fnae pour le Calvados prend la parole sur Tendance Ouest


Martine Frémont a été nommée début juillet, déléguée pour le Calvados de la Fédération nationale des auto-entrepreneurs. Elle était l'invitée de la rédaction de tendance Ouest le samedi 31 août 2013. Une prise de parole de plus pour la Fnae au niveau local. Extraits :

Quelles menaces pèsent sur votre statut ?

“Le projet de loi Pinel, actuellement à l’étude, remet en cause notre statut. Selon les dernières discussions, les plafonds de chiffre d’affaires imposés seraient abaissés à 19 000 € pour les prestations de services et à 47 500 € pour les activités de revente. Le régime perdrait de son attrait, d’où cette impression d’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes”.

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous engager ?

“Jusqu’à présent, tout se passait pour le mieux pour les auto-entrepreneurs. Mais nous nous sentons attaqués par ce projet de loi qui pourrait faire disparaître à terme notre statut. Début juin, j’ai souhaité me rapprocher de la Fédération des auto-entrepreneurs pour connaître sa position au niveau national. Et je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas d’interlocuteurs dans notre département”.

Vous êtes, vous-même, auto-entrepreneure. De quoi s’agit-il ?

“Ce statut reste novateur car il est très facile de fonder sa micro-entreprise en quelques minutes, en remplissant un dossier sur internet. Le portail de l’auto-entrepreneur est d’ailleurs le seul endroit où il est possible d’enregistrer son entreprise, même si des organismes offrant des conseils existent comme les chambres de commerce ou des métiers”.

Quelles sont les activités dans lesquelles ce statut permet d’investir ?

“Plusieurs centaines de métiers. L’avantage, c’est que les charges sociales à régler sont fonction du chiffre d’affaires du moment. Et ce statut permet d’exercer en marge d’une activité salariée. Ainsi, certains peuvent commencer “petit”, avant de prendre leur indépendance et de créer leur entreprise. En échange de cette souplesse, il y a quelques contraintes : nous ne pouvons pas récupérer la TVA de nos factures, ni les défalquer. Nous payons des charges fixées à 25 % sur  la totalité de notre chiffre d’affaires, ce qui n’est pas le cas d’une entreprise classique. Notre chiffre d’affaires est plafonné : 81 500 € pour la vente de marchandises et 32 600 € pour une activité de service”.

Les Caennais utilisent-ils ce statut davantage que les autres ?

“Ils s’inscrivent dans la moyenne nationale. Fin mai, on comptait 8 763 comptes actifs dans le Calvados,  en baisse de -1,2 % par rapport à février dernier, du fait que ce statut est remis en question ces temps-ci. Sur l’ensemble des comptes actifs, 6 282 auto-entrepreneurs ont déclaré un chiffre d’affaires en 2012, avec une moyenne de 9 601 € dans le département. En cumul, cela représente tout de même plus de 60 millions d’euros générés. Ce n’est pas rien” !


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