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La FEDAE dans les Echos sur le congé maternité


La FEDAE est intervenue dans deux articles des Echos au sujet du congé maternité :


Une réforme sur le congé maternité qui ne fait pas l'unanimité

Alors que le gouvernement planche sur l'harmonisation et l'amélioration du congé maternité pour l'ensemble des femmes, certaines professions ne veulent surtout pas qu'on change leur régime [...] De son côté, Grégoire Leclercq, le président de la fédération des autoentrepreneurs, veut profiter du débat sur le congé maternité... pour s'écarter encore plus de la norme des salariés. « Une autoentrepreneuse fait sa comptabilité, sa communication, des enquêtes, elle gère elle-même la relation au client. Elle tue son emploi si elle ne travaille pas du tout pendant son congé maternité », assure-t-il. La réforme serait pour lui l'occasion de revenir sur l'arrêt obligatoire de travail qui s'étend sur les huit semaines qui entourent l'accouchement. « Il faudrait peut-être envisager de leur permettre de travailler deux heures par jour », propose-t-il.


Les enjeux du futur congé maternité unique

La concertation sur cette promesse de campagne s'achèvera fin septembre. La réforme est attendue par les associations, mais aucun chiffrage n'est avancé.

Le congé maternité unique devait initialement se mettre en place « avant l'été ». La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes l'avait annoncé le 1er juin, parlant d'une « mesure phare ». Il faudra finalement attendre un peu plus longtemps, puisque la concertation en cours sur cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron va durer jusqu'à la fin septembre. De plus, précise-t-on à Matignon et au ministère des Solidarités et de la Santé, il s'agit d'améliorer et d'harmoniser les droits plutôt que de mettre tout le monde dans le même moule.

Constat de départ : les autoentrepreneuses, les intermittentes du spectacle, les professions libérales, les journalistes pigistes ont des congés payés moins généreux et moins longs que les salariées du privé comme du public (seize semaines - six semaines avant et dix semaines après - indemnisées jusqu'à 6.700 euros au total). « L'idée, c'est de faire en sorte que toutes les femmes puissent avoir un vrai congé maternité, bien rémunéré, aligné sur le régime le plus avantageux », a souligné Marlène Schiappa. Un portail numérique d'accès aux droits pour toutes les femmes enceintes doit être créé afin de centraliser les demandes.

« L'engagement de campagne sera tenu, tant pour la durée du congé que pour les indemnités, promet l'entourage de Marlène Schiappa.  Sa mise en oeuvre sera échelonnée probablement par vagues pour une harmonisation d'ici à la fin du quinquennat. Les premières concernées seront les agricultrices, dont les congés maternité sont les plus déplorables. » Mais rien n'est encore arbitré, de l'aveu d'un conseiller.

L'inéquité est bien réelle. Les indépendantes (chefs d'entreprise, autoentrepreneuses et artisanes) ne peuvent prétendre qu'à dix semaines au maximum, et voient leurs indemnités divisées par dix si elles n'atteignent pas un certain seuil de salaire annuel (3.807 euros). Une situation fréquente, selon Grégoire Leclercq, le président de la Fédération des autoentrepreneurs (Fedae). « Beaucoup de femmes de notre fédération, qui venaient de prendre le statut d'autoentrepreneur et qui ne parvenaient pas encore à atteindre un chiffre d'affaires correct, se sont vu octroyer des indemnités de congé maternité de 500 euros seulement », indique-t-il.


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