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Ouest-France revient sur la réforme Pinel et la baisse des créations


Dans un article intitulé "Auto-entrepreneurs. Le président de la Fédération déplore la complexification", Thierry MALLEVAËS, journaliste à Ouest-France fait le point avec le président de la fédération des auto-entrepreneurs.

Grégoire Leclercq pointe dans cet entretien les effets d'un « choc de complexification ». Extraits :

Comment évolue le statut d'auto-entrepreneur ?
Avec les obligations liées au compte bancaire et à l'assurance, la réforme (NDLR : instaurée depuis le 1er janvier par la loi Pinel) contribue à stabiliser le régime pour les auto-entrepreneurs déjà installés. Mais pour ceux qui veulent le devenir, on a créé une forteresse difficilement accessible : dossier très compliqué à remplir ; obligation de suivre un stage payant de cinq jours ; pour les artisans, déplacement à la chambre de métiers. Ce que l'on vit là, c'est un vrai choc de complexification.

Avec quelles conséquences ?
On vient d'avoir les chiffres de l'Insee : jusqu'à présent, on représentait plus de 51 % du nombre total de création d'entreprises, on est tombé à 48 %. La création d'auto-entreprises est en baisse de 21 % sur les cinq premiers mois de l'année. On n'a jamais vu aussi peu de créations depuis 2009, l'année du lancement du régime d'auto-entrepreneur. La Fédération pronostique une perte de 35 % d'ici à la fin de l'année. Directement liée à la complexification des démarches.

Les affaires de salariat déguisé ne jettent-elles pas de l'ombre sur l'auto-entreprise ?
Des employeurs qui cherchent à diminuer leurs charges de personnel en incitant leurs salariés à devenir auto-entrepreneur, je ne dis pas que ça n'existe pas. Mais cela reste marginal. On estime que cela concerne 5 à 10 % des cas. C'est inadmissible. D'abord parce que c'est humainement très dommageable. Nous, on a proposé une solution : faire le rapprochement entre le dernier employeur et le premier client de l'auto-entrepreneur. Les données existent, ou peuvent être facilement trouvées. L'inspection des finances nous a dit qu'elle trouvait ça très bien... et puis, l'idée s'est perdue dans les méandres de Bercy.

Source: 
Ouest-France

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