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On en parle sur la toile 19ème semaine


Pour vous, la Fédération des auto-entrepreneurs a surfé sur le Net cette semaine et a glané tout ce qui pouvait vous intéresser à propos de ce nouveau statut. En voici la synthèse…


 


Cette semaine, un incontournable dans la presse, l’anniversaire des deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy et … un intournable dans l’incontournable : les articles qui, à l’occasion de cet anniversaire, dressent le bilan des réformes engagées et qui évoquent tous le statut de l’auto-entrepreneur, bien sûr [1]!


On voit combien ce nouveau statut est en passe de marquer de son empreinte le quinquennat du Président et plus généralement, l’actuel contexte économique. Si bien qu’« au cabinet du secrétaire d’État (…), Hervé Novelli, on pavoise», note le journaliste Stéphane Haïk, dans son article intitulé « L’auto-entreprise plébiscitée ».


                Cette semaine encore, en effet, nombreux sont les journalistes qui font le constat du succès rencontré par le statut. Les conseillers des divers réseaux de soutien à la création de l’entreprise témoignentde l'attrait suscité par le régime de l'auto-entrepreneur[3]. Selon les statistiques publiées par l'Insee, le nombre de créations d'entreprises atteint un record historique[4].


               


                L’une des vertus attribuées au statut est de faire sortir de l’illégalité toute une partie de l’activité économique dite grise. Ainsi, les internautes qui pratiquent la vente d’objets et de biens sur des sites internet tels que E-Bay, peuvent être assimilés dans certains cas à des commerçants et donc se trouver dans l’illégalité puisqu’échappant à la fiscalité de ces derniers. En se déclarant auto-entrepreneurs, ils règlent ce problème sans tomber dans des lourdeurs administratives rebutantes.


 


On comprend que cet engouement suscité par le statut puisse en inquiéter certains. Cette inquiétude se retrouve aussi dans la presse cette semaine, avec de nombreux articles portant la voix de la Fédération Française du Bâtiment et de l’Union Professionnelle Artisanale qui, toutes deux, veulent exclure du régime leur domaine d’activité. L’UPA envisage ainsi de recourir à l’Autorité de concurrence pour contester la légalité du statut et la FFB énonce ses arguments en faveur de cette exclusion : la concurrence déloyale (au niveau fiscal et social), le risque d’un surmenage des ouvriers qui voudraient mener de front une auto-entreprise et leur travail salarié, les exigences de qualifications auxquelles le secteur doit faire face, notamment avec le Grenelle de l’Environnement, et dont les auto-entrepreneurs seraient exclus, la dégradation de l’image des professionnels du secteurs (puisque tout un chacun peut devenir auto-entrepreneur) et les risques encourus par les consommateurs et clients[7].


                Inquiétude encore quand la presse du Net voit une corrélation entre la hausse des créations d’entreprises et la hausse du nombre de demandeurs d’emploi ainsi que celle du nombre de dossiers de surendettement[8].


 


                On voit que cette semaine encore, le statut de l’auto-entrepreneur, loué ou critiqué, a fait couler beaucoup d’encre, preuve tangible de sa vitalité !


 


                                                                                                                             Marie Gouilly-Frossard


 

 


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