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Jean Paul Betbeze revient pour la FEDAE sur 4 années d'autoentreprise


Jean-Paul Betbèze a effectué la première partie de sa carrière, de 1974 à 1990, dans l’enseignement supérieur. Professeur à l’Université de Paris-Panthéon-Assas, il est devenu, de 1990 à 2003, directeur des Etudes Economiques et Financières du Crédit Lyonnais, poste qu’il a cumulé avec celui de directeur de la Stratégie de 1995 à 2001.
Il est ensuite nommé, en juillet 2003 et jusqu'en avril 2005, conseiller du président et du directeur général de Crédit Agricole S.A., puis Chef Economiste de Crédit Agricole S.A. Par ailleurs, il est membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier Ministre, membre de la Commission économique de la Nation, membre du Cercle des économistes et de l’ICCBE (International conference of commercial bank economist).

Jean-Paul Betbèze, diplômé d’HEC, est titulaire d’un DEA de Sciences des Organisations. Il est docteur d’État en sciences économiques et professeur agrégé des facultés de sciences économiques.

Il est interviewé par Jean michel HOUSSAY, écrivain public, pour la FEDAE

Quel bilan tirez-vous du régime de l’auto entrepreneur ?

Le bilan est extrêmement favorable. L’auto-entreprise montre un sursaut et une rupture dans la création d’entreprises en France : rupture par rapport à une logique où la création d’entreprise était vue comme chère, coûteuse et surtout compliquée. Les auto-entrepreneurs sont de nouveaux créateurs, des entreprises nécessaires, particulièrement adaptées à la situation de crise et d’incertitude que nous vivons. Certaines auto-entreprises fonctionnent comme complément de revenu pour la personne. D’autres auto-entrepreneurs considèrent qu’il s’agit pour eux d’un palier avant de passer à l’échelon supérieur. Certains vont rester en l’état, d’autres progresser. L’auto-entreprise est en devenir, un devenir choisi.

En termes d’impact social, sociologique, financier, quels éléments en tirez-vous ?

Il faut, de plus en plus tôt, une éducation à l’auto-entreprise, dans les lycées, chez les jeunes. La question est : comment le faire ? Il faut une éducation également sectorielle : comment développer l’auto-entreprise dans le domaine du bâtiment, de l’édition, des diverses formes de services à la personne… ? L’auto-entrepreneur est quelqu’un de branché et du troisième type.

Quels aménagements pensez-vous qu’il faille appliquer au régime ?

Des remarques et interrogations ont été formulées sur la concurrence et la fiscalité : elles ont conduit et vont conduire à des retouches, mais il ne faut pas casser le modèle. Son fondement est positif : c’est un complément de revenu pour les personnes en retraite, une rampe de lancement pour les jeunes. Les nouvelles technologies entraînent en plus de nouveaux métiers : blogueurs, créateurs de sites. Ils sont liés à l’auto-entreprise. L’auto-entrepreneur est un homme de réseau, il est auto mais il n’est surtout pas seul. C’est un gestionnaire de réseau. Il travaille seul mais a besoin d’autres personnes. Il faut donc savoir détecter les besoins pour lui apporter les réponses adéquates. L’auto-entreprise est un modèle interstitiel, une maquette pour décrire une part des entreprises de demain. Dans le cadre d’une nouvelle compétitivité, elle peut se révéler très efficace.

Pensez-vous que ce modèle soit un modèle d’avenir ou pas ?

Il s’agit, à mon sens, d’un modèle complémentaire qui peut servir à un jeune, par exemple pour son entrée dans la vie active. C’est un modèle initiatique. C’est un modèle d’ouverture, d’ouverture au monde, aux nouvelles technologies et aux nouveaux besoins, d’ouverture à l’autre.

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