fbpx Autoentreprises : un régime encore et toujours dynamique | FNAE
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Autoentreprise 2022 : un régime en pleine croissance

Sommaire

Les statistiques de l’INSEE en ce début d’année montrent l’intérêt toujours croissant des créateurs pour ce régime, caractérisé par sa simplicité et son accessibilité. Les chiffres, arrêtés à la fin du 2e trimestre 2022, montrent tous les indicateurs au vert, et à l’échelle de toute la France métropolitaine.

Si nombre d’entre vous dégagent de leur entreprise un revenu modeste, en baisse d’après notre sondage de fin d'année 2022, la croissance du chiffre d’affaires moyen des microentreprises grimpe pourtant, d’après l’INSEE, à un niveau encore jamais atteint dans l’histoire du régime !

« L’autoentreprise répond pleinement à une économie de services en progression. Mais aussi aux tendances du marché de l’emploi où la pluriactivité est plus marquée », estime Grégoire LECLERCQ, président de la FNAE.

Un nombre toujours croissant d’autoentreprises

2 500 000 autoentrepreneurs actifs

Ces 2,5 millions de microentrepreneurs actifs recensés par l’INSEE fin juin 2022 représentent sur un an :

  • 12,2 % d’entreprises actives supplémentaires (272 000) ;
  • 692 000 immatriculations.

Immatriculations en hausse

Le nombre de nouvelles immatriculations représente 34,1 % de plus qu’à la même période en 2019, avant la crise sanitaire de la Covid-19. 

Même si cette croissance est ralentie de 4,4 % par comparaison avec l’année précédente, marquée par le fort rebond engendré par la sortie de la crise sanitaire. 

Ces chiffres de l’Urssaf viennent confirmer une année 2022 très favorable pour les immatriculations d’entreprises, tirées par les microentreprises (malgré un recul, saisonnier, en décembre 2022 après 6 mois continus de hausse).

Les radiations liées à la conjoncture politico-économique

L’INSEE enregistre une nette reprise des radiations d’autoentreprises : 420 000, soit 25,8 % de plus que l’année précédente.

Une hausse vraisemblablement induite par le contexte très particulier de ces dernières années, marquées par la crise Covid où l’autoentreprise a pu être utilisée comme recours temporaire pour certaines personnes ensuite retournées vers un emploi salarié ou par les contrecoups liés aux aides (ou absence d’aides) de l’État…

Un chiffre d’affaires qui grimpe

Autre indicateur, et non des moindres, de la santé des entreprises : le chiffre d’affaires (CA) moyen.

52% des autoentrepreneurs avec un CA positif

Plus de la moitié des autoentrepreneurs (1 302 000) produit un chiffre d’affaires positif, soit 10,9 % de plus qu’au deuxième trimestre 2021. 

Ils génèrent 6,39 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 19,7 % de plus sur un an, même si cette augmentation est 3 fois moins forte qu’en 2021, en sortie de crise sanitaire.

200 € de plus pour le CA trimestriel

L’INSEE rapporte une augmentation de 7,9 % du chiffre d’affaires moyen en un an établi à 4 907 € par an (soit 19 628 € de CA annuel moyen ou 1635 € mensuel moyen)

Cette embellie correspond concrètement à 200 € de CA trimestriel de plus par rapport au quatrième trimestre 2021, qui était le plus élevé depuis la création du dispositif de l’autoentreprise.

Une augmentation moyenne du CA...

Du mieux donc, incontestablement avec 1635 € de chiffre d’affaires mensuel moyen, ce qui correspond, après application de l’abattement forfaitaire spécifique à chaque catégorie d'autoentrepreneur, à un revenu mensuel moyen de  :

  • 474 € en achat-revente ou fourniture de logement ;
  • 817 € en prestations de services ;
  • 1079 € en activité libérale.

Mais un CA moyen encore sous le SMIC !

Si le CA moyen augmente, il reste du chemin à parcourir puisqu’il est encore légèrement en-dessous du montant trimestriel du SMIC, à 5036,85 € en 2022.

Avec de fortes disparités selon les secteurs d’activité. Ainsi, les autoentrepreneurs dans les activités de poste et de courrier sont ceux qui dégagent le CA le plus bas avec 1 282 euros en moyenne par trimestre. Les microentrepreneurs dans les secteurs de l’immobilier et du juridique sont ceux qui tirent le plus fortement la moyenne de CA vers le haut, avec respectivement 9029 et 8615 €.

Parmi les 36 catégories d’activités répertoriées par l’Urssaf, moins de la moitié dégagent un CA supérieur ou égal au SMIC.

 

Une dynamique plutôt bien répartie

Les indicateurs de dynamisme de l’autoentreprise concernent la plupart des secteurs d’activité et toutes les régions en métropole.

Autoentreprises par secteurs d’activité

Le nombre d’auto entreprises qui génèrent du chiffre d’affaires est très nettement supérieur à l’avant-crise (+ 77 % par rapport à juin 2019)

Dans le peloton de tête

  • 36,4 % pour les secteurs des arts et spectacles et les activités récréatives ;
  • 35 % pour les activités sportives ;
  • 30,1 % pour les services à la personne.

Les deuxièmes lignes

  • les activités de nettoyage (+ 19,7 %) ;
  • les taxis-VTC (+ 19,6 %) ;
  • les autres activités de service administratif et de soutien (+ 18,4 %) ;
  • le secteur de l’enseignement (+ 17,9 %).

En queue de peloton

  • en positif, mais avec une croissance modérée (autour de 2 %) : les secteurs du commerce et du BTP ;
  • - 28,7 % pour les activités de poste et de courrier : ce secteur ayant connu une très forte croissance en 2020 et 2021, cette baisse peut être lue comme un ajustement ;
  • - 2,3 % pour la restauration et les débits de boisson (dont on connaît les difficultés pendant la crise sanitaire, qui sont restées plus longtemps impactant que pour d’autres secteurs d’activité).

Autoentreprises par régions 

Le nombre d’autoentrepreneurs économiquement actifs (générant un chiffre d’affaires) est en hausse dans toutes les régions françaises, avec des inégalités dont les deux extrêmes sont :

  • + 8 % en Limousin ;
  • + 13,4 % en Franche-Comté.

Le CA moyen sur un an est également en augmentation partout, avec de faibles variations selon les régions. Les plus fortes hausses sont répertoriées dans les régions suivantes :

  • en PACA avec 21,6 % ;
  • en Île-de-France avec 21,10 %.

Le régime de l'autoentreprise a encore de beaux jours devant lui ! Pour autant, la FNAE connaît les fragilités du régime et des autoentrepreneurs, en particulier la protection sociale, et continue son travail vers une amélioration pour tous.

 

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