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Les plateformes de mise en relation fondent leur fédération sous l’égide de Hervé Novelli


Afin de faire face aux tentatives de disruption par les concurrents et certaines branches de l’administration, les plates-formes d’intermédiation constituent leur fédération: l’API, Association des plateformes d’intermédiation. Sous l’impulsion d’Hervé Novelli, déjà connu pour avoir fondé le régime des autoentrepreneurs.

Naissance d’une nouvelle fédération des plateformes

Plus de dix ans après la création des premières plateformes, son existence manquait: avec la création de la première fédération de plateformes, l’API, c’est chose faite. Il faut dire que les représentants de l’ancien monde voient d’un mauvais œil cette nouvelle génération, perturbatrice et “disruptive”, et qui séduit de nouveaux clients chaque jour. Nombreuses ont été les attaques sur ce nouveau monde, structuré par les plateformes et animé par les travailleurs indépendants. Hervé Novelli, père-fondateur du régime autoentrepreneur, précise : “La création de l’API répond à la volonté des plateformes de faire entendre leur voix, de peser dans le débat et de répondre à la demande des pouvoirs publics de nouer un dialogue social avec les travailleurs indépendants utilisateurs des plateformes. Une trentaine de plates-formes constituent les premiers adhérents de l’API et interviennent dans des secteurs aussi divers que le transport, le bricolage, les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, etc.”. Pour mener bataille, il vaut mieux effectivement faire front commun.

 

Des nombreux combats à l’horizon

Malgré les critiques qui fusent et pleuvent, le duo travailleur indépendant - plateforme fait un tabac, en France comme ailleurs. Peut-être un peu trop, d’ailleurs, au goût de certains. Parce qu’elles offrent flexibilité, performance, visibilité et originalité, les plateformes trouvent un accueil favorable auprès de la population française. À l’inverse, les professions plus anciennes apprécient peu les nouveaux trublions, qui perturbent des situations bien réglées, et aimeraient revenir aux précédentes situations, plus rentables et confortables. Les fédérations de taxis s’en sont prises brutalement au mouvement des VTC, les plates-formes de covoiturage ont été muselées afin que personne ne puisse en tirer de revenus professionnels, et d’autres attaques risquent d’être lancées.

 

Une nouvelle approche des relations sociales

La fonction de défenseur des plateformes fut précédemment assurée, de facto, par la Fédération nationale des auto-entrepreneurs, présidée par Grégoire Leclercq, par ailleurs fondateur de l’Observatoire des plates-formes. De nombreux auto-entrepreneurs tirent une grande partie de leur activité des plateformes, et leurs intérêts sont donc mêlés. D’où le choix d’Hervé Novelli, comme patron du mouvement, et possible président de l’API. Il ajoute : “J’ai créé et continue de défendre le statut d’auto-entrepreneur, mais c’est un prolongement, car les plates-formes favorisent le travail indépendant. L’économie évolue, et je préfère accompagner cette évolution en la rendant acceptable pour tous plutôt que de refuser l’inéluctable.”

Derrière la création de la fédération, il y a l’espoir de saisir une opportunité historique pour repenser les relations sociales en France. Il est aujourd’hui évident pour les plates-formes et pour les travailleurs indépendants que leurs destins sont irrémédiablement liés. Lorsque les prochaines questions sociales feront surface, entre ces deux acteurs, les relations positives et bienveillantes entre le monde des plates-formes et celui des travailleurs indépendants permettront peut-être de basculer vers un fédéralisme “à l’allemande”, basé sur le compromis constructif, et rompre avec le syndicalisme “à la française” basé sur l’obstruction et la nuisance.

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