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Artisans et auto-entrepreneurs : quand le comique s'invite au spectacle !


Décidément, on aura tout vu ! Après les opérations escargots, les attaques dans les médias, les polémiques sur les plateaux TV, les artisans créent maintenant un collectif contre le régime d'auto-entrepreneur. Comique ? Si ça l'était... A quoi bon, me direz-vous, perdre tant d’énergie à se battre contre un régime fiscal et social ?

Décidément, on aura tout vu ! Après les opérations escargots, les attaques dans les médias, les polémiques sur les plateaux TV, les artisans créent maintenant un collectif contre le régime d'auto-entrepreneur.

Comique ? Si ça l'était...

A quoi bon, me direz-vous, perdre tant d’énergie à se battre contre un régime fiscal et social ? N’attendons-nous pas autre chose de nos chers artisans, quand, le robinet de la salle de bains cassé, on se bat pour faire venir un professionnel apte à le réparer ? Et n’est pas d’ailleurs dans ces moments là que l’on se dit que le marché est suffisamment large pour que chacun y trouve sa place ?

A quoi bon créer un collectif «pour la sauvegarde de l'artisanat et contre le statut d'auto-entrepreneur», comme s’il était utile d’être contre une réforme qui aujourd’hui, porte ses fruits jusque dans les rangs de l’artisanat, puisqu’on pourrait bien s’inspirer de cette simplification pour en faire profiter d’autres formes d’entreprise, dont les artisans ? Et comme si l’auto-entrepreneuriat mettait en péril l’artisanat !

A quoi bon tenter de regrouper quelques centaines de professionnels pour disserter sur le régime et ses méfaits pour l’artisanat local, quand on sait que seuls 7% des auto-entrepreneurs sont artisans dans le bâtiment ? N’est-ce pas superficiel et illusoire, voire cruel que de vouloir empêcher quelques milliers de créateurs d’activité de s’établir ?

A quoi bon jeter l’opprobre sur la tête de ces petits créateurs, les accusant de casser le marché et de faussement concurrencer les artisans, les vrais, ceux qui facturent deux fois le prix des premiers ? Sont-ils aussi à l’origine de la crise, de l’industrialisation des procédés, de l’établissement des concurrents étrangers et de la baisse des prix ?

Et jusqu’où irons-nous ? Les artisans ont déjà demandé l’immatriculation obligatoire au répertoire des métiers pour tous les auto-entrepreneurs travaillant de façon régulière dans l’artisanat : ils l’ont eu. Leur faut-il aussi l’assurance d’un monopole sur leur marché ?

Par pitié ! N’en jetez plus ! La coupe est pleine et le ridicule très proche… Cessons pour une fois de perdre du temps à regarder vers l’arrière, je pense que le futur a plus d’avenir !

 

Grégoire Leclercq, Président de la Fnae

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