Pour accéder à tout le contenu, rejoignez dès aujourd'hui la Fédération des Auto-entrepreneurs !

Comme 80.000 membres avant vous, regroupez-vous et faites-vous entendre !

J'ADHERE

Mélanie Démeraux, traductrice anglais, allemand, italien, à Brest


Mélanie Démeraux, portrait d'une traductrice trilingue, expert près de la Cour d'appel de Rennes

J’ai un parcours assez riche, avec trois masters: en histoire de l’art et archéologie à l’Université de Nanterre, en traduction et communication interculturelle à l’ISIT, et un cursus généraliste à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. J’ai créé mon entreprise de traduction en 2013. Je l’ai appelée Silex et Parchemin en référence à mon mémoire qui portait sur un manuscrit en parchemin du XIVème siècle et à mon dernier chantier de fouilles archéologiques relatif à un atelier de taille du silex au néolithique. Les chantiers de fouilles sont de véritables laboratoires d’idées, des lieux d’échanges très riches où l’on est obligé de penser.

Malgré mes neuf ans d’études, et alors que je croyais ma voie toute tracée, je me suis retrouvée confrontée à des difficultés financières car on ne me proposait que des CDD, parfois très mal payés comme ceux dans la fonction publique. Le plus souvent, ma candidature était refusée d’emblée. J’étais toujours trop qualifiée pour certains postes ou sans expérience pour d’autres. Impossible de trouver un travail stable !

Personne ne veut embaucher une normalienne, mais beaucoup de gens me veulent comme prestataire !

Lancer mon activité de traductrice et rédactrice a été un moyen d’avoir des revenus. Pendant un an, j’étais salariée le jour et je travaillais comme indépendante le soir. Je vivais mal ces refus d’embauche, et je me confortais dans l’idée que mon entreprise était la solution. 

Après des contrats précaires, le choix de l'entreprise

A la fin de l’été 2015, à 27 ans, n’ayant pas pérennisé mon contrat de chargée de communication à Normale Sup, j’ai rejoint mon compagnon à Brest. J’avais des traductions universitaires en histoire et en archéologie, ainsi qu’en théologie. J’ai rapidement eu d’autres contrats et, en septembre, je me suis consacrée à plein temps à mon entreprise. 

En 2017, j’ai obtenu le statut de traductrice expert près de la Cour d’appel de Rennes. Dès que j’ai prêté serment, j’ai été autorisée à traduire les documents officiels : actes d’état civil, diplômes, jugements, actes notariés… À partir de ce moment-là, j’ai eu beaucoup de contrats avec des particuliers et des entreprises grâce au bouche-à-oreille.

J’interviens dans de nombreux domaines, allant de la culture au domaine juridique.

La traduction est un métier assez solitaire, ce qui me convient

Je travaille beaucoup en semaine et parfois le week-end, avec même une liste d’attente qui commence. Lorsque j’ai des travaux importants, j’arrive à me réserver de longues plages. Il faut savoir jongler avec les petites commandes qui demandent moins de temps.

Je me suis engagée en 2019 auprès des IRPSTI (Instances régionales de la protection sociale des travailleurs indépendants) pour défendre les droits des travailleurs indépendants, des professions libérales. C’est important de participer au changement, de donner une voix aux auto-entrepreneurs. C’est une grande chance d’avoir été élue dans une commission où je vois les dossiers.

 

Retrouvez Mélanie Démeraux sur Silex & Parchemin

-