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Portrait d'auto-entrepreneur : Michael Caroff, créateur d'Urban Phone


En quelques mots, pourquoi avoir créé votre auto-entreprise ?
 
J’ai décidé de créer mon auto-entreprise pour m’essayer à la création d’entreprise sans prendre de risque et avec des démarches simplifiées, d’une part, et pour tester mon idée de vente en ligne d’accessoires pour iPhone, d’autre part. Cela m’a permis de faire mes premiers pas, beaucoup d’erreurs et de comprendre au fur et à mesure comment corriger mes actions pour connaître le succès.
 
Aujourd’hui, quelles sont vos ambitions pour votre activité ?
 
J’ai pour le moment fermé le site qui fonctionnait en dropshipping (livraison directe depuis les fournisseurs). Quand je l’ai fermé, il faisait environ 5000€ de CA mensuel. Cela me permet de me concentrer sur la création d’une SAS qui reprendra les mêmes activités, avec un budget bien plus conséquent puisque j’ai levé 100000€ pour la création de cette société. J’ai également créé une autre activité en parallèle suite à une opportunité qui s’est présentée à moi sur la vente de leads en défiscalisation.
 
Comment vous faites-vous connaître ?
 
A l’époque ou le site était ouvert, je faisais principalement du référencement naturel. J’avais atteint la deuxième position sur Google pour le terme très concurrentiel « coque iphone », ce qui me permettait d’atteindre le niveau de chiffre d’affaires indiqué. Aujourd’hui, nous prévoyons de faire du référencement naturel, mais nous avons également un budget de 20000€ pour faire de la publicité sur Google AdWords, nous allons vendre nos produits sur les places de marché d’Amazon, la Fnac, PriceMinister, ainsi que sur les plus gros comparateurs de prix. Enfin, nous entretenons de bonnes relations avec des blogueurs liés à la téléphonie.
 
Comment vendez-vous vos services ?
 
Exclusivement sur internet. Nous stockons les produits et les envoyons au fur et à mesure des commandes.
 
Quelles sont les qualités selon vous pour réussir une telle aventure ?
 
La volonté et la capacité de se remettre en question en permanence. Pendant plusieurs mois, je n’ai quasiment rien vendu. J’ai analysé mes erreurs, j’en ai parlé autour de moi, je me suis fait conseiller et même si découragé, cela m’a permis de rebondir, d’entreprendre des actions correctives et finalement de réussir !
 
Ce qui a été « facile » ?
 
J’aurais tendance à dire : rien. En distribution, rien n’est évident. Internet est une jungle, tout le monde vous dit tout et son contraire sur les moyens de se faire connaître.
 
Ce qui a été « difficile » ?
A contrario, tout est difficile, et surtout de se faire connaître quand on arrive sur un marché déjà très concurrentiel. On a tendance à penser que quand des entreprises vendent déjà ce que vous voulez vendre, ce n’est pas la peine de se lancer. Bien au contraire, le tout est de réussir à se faire connaître même si on n’a pas un avantage concurrentiel très fort. C’est difficile mais faisable avec de la détermination.
 
Quelle bonne pratique, quel conseil, quel danger souhaitez-vous partager ?
 
Une bonne pratique : s’entourer ! C’est essentiel pour réussir. On ne réussit pas tout seul dans son coin.
 
Un conseil : Il y a beaucoup de jours sans et quelques jours avec. Mais même quand on est démoralisé, il faut rebondir. Les grands entrepreneurs ont échoué combien de fois avant de finalement créer une boite à succès ? C’est à mon sens le leitmotiv que chacun doit avoir. L’échec n’est qu’un moyen d’avancer. Ce n’est pas une fatalité.
 
Un danger : ça peut avoir l’air d’être du réchauffé mais si je devais refaire les choses, je les ferais tout à fait autrement. Le plus grand danger pour moi, c’est le manque de trésorerie. Mieux vaut trouver des financements et commencer un projet sereinement (on commence rarement à gagner de l’argent dès le premier jour) plutôt que de se retrouver coincé.

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